In Banque 2019 : les photos

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Voici une sélection de photos de l’évènement IN BANQUE 2019 du 7 février 2019.

Clément Francomme (Utocat) : « Volumétrie, coût d’opération et niveau de sécurité sont les points-clés dans le choix d’une blockchain »

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Clément Francomme
CEO
Utocat

Créée en 2014, la start-up Utocat est un éditeur de logiciels dans le domaine de la blockchain qui réalise 400 000 euros de chiffres d’affaires pour 17 collaborateurs et plus d’une dizaine de clients parmi les grandes banques et grands assureurs. Entretien avec son CEO, Clément Francomme.

IN Banque : Comment les technologies autour de la blockchain permettent d’améliorer la rapidité de certains processus ?
Clément Francomme : Je peux vous citer un exemple, c’est celui de l’investissement non côté : c’est un processus complexe, une fiscalité particulière, qui impose traditionnellement des délais importants liés à la transmission de documents papier et leur certification. Avec la blockchain, nous avons bâti un outil métier, Catalizr, qui est un gestionnaire de titres non côtés permettant la production automatique de documents, de preuves de transmission, et garantissant la fourniture du bon document au bon moment. Cela permet de réduire les délais à quelques jours contre plusieurs semaines, voire plusieurs mois sans la technologie blockchain.

Dans quels cas la blockchain paraît naturellement la plus adaptée ? Et quels sont les points de vigilance lorsqu’on veut se lancer dans un projet de ce type ?
La première question à se poser est effectivement quel est le type de problème que l’on veut résoudre et comment la blockchain peut alors aider. Nous apportons à nos clients une expertise métier et de process qui nous permet de les conseiller sur ces points. Pour moi les deux grands critères pour décider de la pertinence d’une blockchain en fonction du cas d’usage sont la volumétrie attendue et le coût d’opération. Je ne pense pas que la blockchain soit la meilleure solution par exemple dans le cas de très fortes volumétries, et il faut toujours se demander si le niveau de sécurité que l’on souhaite justifie le coût d’une opération, lequel augmente naturellement avec la taille de la blockchain. J’en parlerai davantage lors de mon intervention dans le cadre d’IN Banque le 7 février prochain, où je préciserai tout ceci.

Quel est votre argumentaire vis à vis des clients qui se posent la question de la confiance et de la transparence dans un univers blockchain souvent perçu comme nébuleux ?
D’abord nous abordons les problématiques de nos clients à travers leur ressenti dans l’usage des services : quelles insatisfactions, quels délais ? A partir de là nous les aidons avec les apports de la blockchain. Chez Utocat nous avons développé une technologie, Blockchainiz, qui est un connecteur d’accès à la blockchain, qu’elle soit publique comme Ethereum, ou privée, et qui permet à des clients comme Axa ou encore BNP de se focaliser sur leur métier, à la fois d’opérer des tests dans une logique de co-construction, et de disposer d’un environnement de production. Notre travail consiste à abstraire la technologie d’infrastructure, l’opération des portes-feuilles électroniques, pour que le client se concentre sur ses développements métier, tout en lui permettant de maîtriser la chaîne de valeur technique s’il le souhaite. Après la blockchain à l’avantage d’apporter de la transparence car ses informations sont non falsifiables.

Le bitcoin a déjà 10 ans mais on observe encore peu de projets blockchain en production. Quelle est la raison ?
Le bitcoin est une technologie mature certes, mais avec des limitations technologiques, notamment dans le développement de smart contracts. Et des technologies plus adaptées comme Ethereum ou Hyperledger sont encore récentes. Il y a déjà des domaines où la blockchain se révèle déjà très intéressante, comme le KYC ou la possibilité de transférer des titres d’entreprise non côtés. Sur ce dernier point, la réglementation vient de changer en France, ce qui préfigure sans doute une généralisation à l’échelle de l’Europe, offrant un cadre juridique pour l’utilisation d’une blockchain dans ces cas de figure, avec le niveau de sécurité supérieure qu’elle autorise. Les choses bougent.

Clément Francomme sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 sur le thème Blockchain et crypto-monnaies : les apports à l’expérience client.

Emmanuelle Saudeau (AG2R LA MONDIALE MATMUT) : « Notre programme de transformation digitale représente aujourd’hui une cinquantaine de projets »

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Emmanuelle Saudeau - AG2R La Mondiale

Emmanuelle Saudeau
Membre du Comité de direction Groupe en charge du marketing et du digital Groupe, et de la relation client du périmètre AG2R LA MONDIALE
AG2R LA MONDIALE MATMUT

AG2R LA MONDIALE MATMUT est un groupe de protection sociale en assurance des personnes et de leurs biens. Il compte 18 millions d’assurés, plus de 500 000 entreprises clientes et 16 000 collaborateurs.

IN Banque : Quelle est votre définition de l’Open Insurance et quelles sont vos initiatives dans le domaine ?
Emmanuelle Saudeau : L’enjeu principal quand on parle d’Open Insurance, c’est de devenir une entreprise plate-forme, capable de travailler ouvertement avec ses partenaires et l’ensemble de ses parties prenantes. Les enjeux sous-jacents sont de transformer la relation client à la fois dans notre manière d’interagir mais aussi d’étendre nos propositions de valeur – au-delà de l’assurance seule, pour être un partenaire de longue durée pour nos clients sur des problématiques patrimoniales ou santé.

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AG2R LA MONDIALE MATMUT sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 sur le thème de l’ouverture, la croissance et la valorisation des services financiers.

Sébastien Marinot (BNP Paribas) : « L’Open Banking pour enrichir notre proposition de valeur »

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Sébastien Marinot - BNP Paribas

Sébastien Marinot
Innovation & New Business Models Manager
BNP Paribas

IN Banque : Comment s’organise l’innovation au sein du groupe BNP Paribas ?
Sébastien Marinot 
: Dans un environnement en rapide évolution, BNP Paribas observe 4 tendances : de nouveaux comportements de la part des consommateurs, l’adoption de technologies disruptives, l’arrivée de nouveaux concurrents dans les services financiers et la « plateformisation » de l’économie.

Pour répondre à ces tendances, BNP Paribas a initié une stratégie d’open innovation qui implique collaborateurs, clients et l’ensemble des acteurs de l’écosystème : start-ups, grands groupes, acteurs du digital… Cette stratégie vise à enrichir notre proposition de valeur avec de nouveaux services et business models et à diminuer notre time to market.

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Sébastien Marinot sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 pour partager sa vision de la banque de demain.

Catherine Vidal (Banque Casino) : « Le monde de demain sera ouvert et hyperspécialisé »

Catherine Vidal
Catherine Vidal - Banque Casino

Catherine Vidal
Directrice Générale
Banque Casino

IN Banque : Comment se présente la Banque Casino au sein du groupe ?
Catherine Vidal
: La banque, qui a pour mission d’accompagner les clients des enseignes du groupe avec des solutions de paiement, est détenue à 50 % par le groupe Casino et à 50 % par le groupe Crédit Mutuel. Nous proposons une gamme complète de solutions de paiement et de financement 100 % digitale, 100 % dématérialisée. Nous avons plus de 2 millions de clients, environ 70 partenaires e-commerçants comme CDiscount, qui fait partie du groupe Casino, Promovacances, Pierre et Vacances, VideDressing… Et une position de leader – avec 25 % de parts de marché – sur le marché des paiements fractionnés.

Nous n’avons pas vocation à être une banque de dépôts. Notre ambition est d’être la première néobanque des consommateurs en France, avec des offres les plus fidélisantes possibles. Nous voulons être rupturistes, c’est pour cela que l’innovation est au cœur de tous nos investissements.

A l’heure actuelle, vos offres sont plutôt orientées B2B – est-ce que vous pouvez nous en parler ?
Oui, nous travaillons beaucoup en marque blanche, c’est peut-être pour ça qu’on nous connaît assez peu d’ailleurs. Nous nous concentrons surtout sur les cartes de paiement et les paiements fractionnés. Les Français apprécient de pouvoir payer en plusieurs fois un gros achat et ils considèrent que le paiement fractionné est un vrai service – qui souvent d’ailleurs détermine le lieu d’achat. Nous finançons plus d’un milliard d’euros d’achat par an en France en paiement fractionné, et ça croît très vite !

Pour répondre à de nouveaux modes de consommation, nous travaillons aussi sur des offres de location longue durée. Pour CDiscount, nous avons lancé mi-2018 de la location longue durée 100 % en ligne pour environ 1 000 références (téléphonie, gros électroménager…). Nous développerons davantage cette offre en 2019 dans les secteurs pertinents.

Enfin, aujourd’hui, dans les nouveaux modes de consommation, il y a l’omnicanal, et nous sommes très fiers de notre offre. On a d’abord dit que tous les produits et services devaient être dans les magasins. Puis que tout devait être sur le Web. En réalité, on s’aperçoit que tout doit être partout – y compris les offres de paiement et de financement : sur le site Internet du commerçant, sur ses plateformes téléphoniques et sur ses lieux de vente – s’il en a. Cela a l’air évident quand on en parle, mais il n’est pas si facile que cela d’avoir la même offre dans les trois environnements et avec la même facilité d’utilisation.

Et côté B2C, que préparez-vous ?
Avec Lydia, nous venons de lancer en décembre 2018 une offre de prêt instantané. Elle permet à un utilisateur disposant d’un compte vérifié sur Lydia, de souscrire un prêt instantané d’un montant de 100 à 1 000 euros, remboursable en 3 mois. Si l’utilisateur le souhaite, l’argent prêté est disponible sur son compte Lydia seulement quelques secondes après sa souscription. Le montant, l’échéancier du remboursement et le coût de l’emprunt sont affichés avant la souscription du prêt et la réponse est immédiate, sans justificatifs à fournir.
Nous développons aussi des projets sur le front de l’instant payment, mais ce sera plutôt pour fin 2019.

Comment comptez-vous vous servir de l’intelligence artificielle pour protéger davantage vos clients ?
Il se trouve que le client est extrêmement sensible à la fraude à l’usurpation d’identité, plus encore qu’à la fraude au paiement. Et là, l’intelligence artificielle permet de se battre sur plusieurs fronts.

Tout d’abord, certaines technologies permettent d’analyser la signature digitale d’un client et donc de déclencher des scores de probabilités de fraude.

Ensuite, l’analyse des justificatifs, demandés notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent, est de plus en plus fine et les taux de détection de fraude sont de plus en plus élevés.

Enfin, l’analyse de la voix est aussi en train de se développer. Plus les commerçants se protègent contre la fraude sur Internet, plus elle se reporte sur les plateaux téléphoniques – pour modifier un RIB par exemple, ou une adresse postale. Certains algorithmes d’IA sont capables d’analyser l’empreinte digitale d’une voix et de la reconnaître – ce qui permet de reconnaître un fraudeur. Je pourrais en parler davantage lors de mon intervention dans le cadre d’IN Banque le 7 février prochain.

Comment souhaitez-vous travailler avec les néobanques ?
Nous pensons que le monde de demain sera ouvert, encore plus qu’aujourd’hui – d’ailleurs toute la réglementation va dans ce sens. Nous pensons qu’il y aura de multiples acteurs spécialisés. Ils seront chacun les meilleurs dans leurs domaines et ouvriront leurs services, soit en direct, soit via des plates-formes. Nous nous comptons parmi ces spécialistes-là.

Pour nous, les fintechs et les néobanques sont plutôt des partenaires potentiels que des concurrents. Nous ne sommes pas plus concurrentes des néobanques par exemple que nous ne l’étions hier avec les banques généralistes. Elles peuvent être fournisseurs ou partenaires.

Dans le domaine de l’assurtech par exemple, nous travaillons avec Utwin, spécialiste de l’assurance emprunteur. Et dans le domaine de la fraude, nous travaillons essentiellement avec des fintechs, ce sont elles qui proposent tous les systèmes de détection. Ainsi, Pindrop nous fournit une évaluation du risque des appels téléphoniques afin de détecter les fraudes et d’authentifier les appelants.

Catherine Vidal sera présente le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 sur le thème de l’excellence numérique face au défi de la complexité des parcours clients.

Emmanuel Boulade (Revolut) : « L’argent est une ligne de code et ne devrait pas connaître de frontières »

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La néo-banque Revolut propose un compte avec une carte prépayée pilotable depuis une application mobile. Le point avec Emmanuel Boulade, Responsable Communication France, Suisse & Belgique.


Emmanuel Boulade - Revolut

Emmanuel Boulade
Responsable Communication France, Suisse & Belgique
Revolut

IN Banque : Que propose Revolut aujourd’hui ?
Emmanuel Boulade
: Une de nos forces, c’est le taux de change pour les voyageurs. Nous sommes les seuls à proposer le taux de change interbancaire – celui qui est habituellement réservé aux banques entre elles – actualisé en direct, et sans prélever aucun frais. C’est le cas en semaine, quand les marchés de devises sont ouverts. Pendant le weekend, lorsque les marchés de devises sont fermés, nous appliquons 0,5% de frais sur les principales devises pour nous couvrir d’une éventuelle forte baisse à l’ouverture le lundi matin.

Et qui dit produit axé voyageurs, dit comptes multidevises. Avec votre compte Revolut, vous avez en fait le droit à 25 comptes avec des devises différentes. Vous pouvez faire le change en direct dans l’application. Lorsque vous êtes à l’étranger, la carte détecte automatiquement la devise et va piocher dans le compte local.

Nous proposons également notamment l’envoi d’argent instantané entre utilisateurs, des outils de budgétisation intégrés, des assurances, une plateforme de trading de cryptomonnaies… Nous avons aussi une fonction de partage d’addition qui est très utilisée. Et même, dans notre formule la plus complète, un service de conciergerie qui fonctionne partout dans le monde. Vous pouvez acheter un billet d’avion ou faire une réservation au restaurant par exemple. Il donne également accès aux salons d’aéroport à des tarifs privilégiés.

Quels sont les nouvelles fonctionnalités à l’étude ?
Ce que nous ne proposons pas encore, mais qui devrait arriver assez rapidement, c’est de l’investissement en actions. Nous espérons lancer au premier trimestre 2019 une plateforme de trading sans aucun frais de courtage – c’est là l’un des points de friction les plus importants avec les jeunes générations. De plus, les plates-formes de trading en ligne en France ont des interfaces austères et dépassées. Là, tout sera faisable en quelques clics au sein d’une application fluide et favorisant l’expérience utilisateur. C’est un produit sur lequel nous investissons beaucoup de temps et d’argent parce que il y a bien besoin de dépoussiérer ce secteur.

Nous lancerons également un autre produit d’investissement de type robo-advisor. Il y en a plusieurs au Royaume-Uni, et un peu moins en France. Il s’agit d’investissement en fonction d’un profil de risque définit à l’avance après avoir répondu à quelques questions. A la fin du questionnaire, nous pourrons déterminer le profil de chaque utilisateur, et leur dire par exemple : vous avez un profil offensif donc on va partir sur 70% d’actions et 30% d’obligations, ou alors vous avez un profil plutôt défensif, donc on va s’orienter surtout vers des obligations. Tout cela sera investi sous forme d’ETF avec des frais beaucoup moins élevés.

Nous ne proposons pas encore de découvert ou d’intéressement sur l’épargne, mais nous espérons le faire à terme. Ce n’est pas d’actualité car nous sommes pour le moment un établissement de paiement,et pas encore un établissement de crédit.

A contrario, qu’est-ce-que vous ne proposez pas, voire ne proposerez jamais ?
Nous avons aujourd’hui une offre de crédit mais uniquement disponible au Royaume-Uni. Nous travaillons avec un partenaire qui s’appelle « Lending Works » et qui permet d’emprunter jusqu’à 25 000 pounds, de façon quasi instantanée. Vous faites la demande de crédit, nous vous posons des questions, mais nous vous connaissons aussi grâce à votre historique de transactions sur Revolut. Ainsi, nous sommes capables d’allouer une sorte de credit score qui permet de valider ou non la demande. Si tout est en ordre, ça ne peut prendre que quelques minutes avant que vous ne receviez l’argent.

Avec une licence d’établissement de crédit, pour laquelle nous avons déposé une demande fin 2017 – et dont nous espérons avoir une réponse avant la fin de l’année – nous serons en mesure de proposer nos propres produits : des découverts, du crédit à la consommation etc. En revanche, nous n’avons pas vocation à couvrir l’ensemble de l’offre bancaire. Il ne faut jamais dire jamais, mais a priori, nous ne proposerons pas, ni à court, ni à moyen terme, de crédits immobiliers. Et ce pour une raison très simple. Chez Revolut, nous ne proposons que des produits qui, selon nous, répondent à trois critères : plus simple, moins cher et plus efficace que ce qui existe déjà sur le marché. Sur le crédit immobilier, on parle de montants d’emprunt très élevés, qui demandent beaucoup de vérifications et de paperasse, je ne pense pas que quiconque sur le marché arrive à disrupter et simplifier cette activité.

Les acteurs traditionnels du marché, mais aussi beaucoup de nos concurrents fintechs et néo-banques, se précipitent sur des offres faciles à monnayer, rentables, comme le crédit. Mais, contrairement à certains, nous n’avons pas l’intention de dupliquer toute votre banque sur votre smartphone. Nous voulons vraiment changer les choses en repartant de zéro.

Sur quels outils innovants misez-vous pour accompagner et rassurer vos clients ?
Ce n’est pas le plus évident, mais la première chose que vous voyez quand vous ouvrez un compte chez Revolut, ou chez certains de nos concurrents – en tout cas ceux qui arrivent à bien le faire – c’est l’onboarding. Jusqu’ici, ouvrir un compte en banque prenait trois semaines, et on vous posait toutes les questions possibles et imaginables. Dans le KYC, les banques traditionnelles vous posaient énormément de questions pour pouvoir vous offrir tous leurs produits. Sauf que c’est extrêmement chronophage. Nous avons décidé d’inverser le paradigme. Nous nous sommes dit : de quoi a-t-on besoin au minimum pour ouvrir un compte ? Je détaillerai notre approche lors de mon intervention dans le cadre d’IN BANQUE le 7 février.

Ce qui rassure les clients, c’est toute la notion d’instantanéité. Lorsque vous faites un paiement avec une carte Revolut, vous avez une notification qui apparaît sur votre téléphone avant même que le ticket ne sorte du terminal du commerçant. Pour faire un virement à un ami qui est sur Revolut, c’est instantané. Pour faire un virement vers une banque traditionnelle, il ne met que quelques heures pour arriver. Ce n’est jamais aussi court chez les banques traditionnelles car a priori, nous sommes plus efficaces. De plus, n’étant pas un établissement de crédit, nous n’avons pas le droit de spéculer avec l’argent de nos clients. Donc nous envoyons directement les sommes plutôt que de les garder 24 heures dans le but de les faire fructifier.

Pour rassurer les clients, il y a aussi la possibilité de sécuriser sa carte de manière très poussée. Aujourd’hui, le blocage / déblocage instantané dans l’application commence à se standardiser. Mais il y a trois ans, nous étions parmi les premiers à le faire.

Nous avons lancé il y a trois mois des systèmes que le client ne voit pas, qui font partie de notre petite cuisine interne. Il s’agit d’un outil technologique anti fraude à la carte de paiement et qui utilise le machine learning. Donc, plus il y a de transactions, et plus il devient précis. Il établit un profil très fin de chacun des clients Revolut. C’est outil très efficace nous a permis de diviser par quatre le nombre de fraudes à la carte : là encore je détaillerai le dispositif, et d’autres encore, lors d’IN BANQUE 2019.

Qu’en est-il de votre développement à l’international ?
Revolut a été créé au Royaume Uni. Le siège est à Londres et il le restera – quelle que soit l’issue du Brexit. A l’heure actuelle, nous sommes disponibles dans 31 pays de l’espace économique européen. Nous avons une dizaine de bureaux en Europe. Le siège est à Londres, où nous avons 200 employés, mais le plus gros bureau est à Cracovie où nous avons 300 personnes, et une cinquantaine de nouveaux employés nouveaux chaque mois. Il y a aussi deux gros bureaux à Moscou et à Saint Petersbourg avec beaucoup de développeurs, d’ingénieurs et de designers. A Paris, Barcelone, Berlin, Vilnius… ce sont plus des bureaux de représentation.

Nous pensons que l’argent ne devrait pas connaître de frontières. Notre ADN, c’est d’être mondial et de nous développer partout. En 2018, l’argent est une ligne informatique sur un ordinateur, ou sur un serveur.  Aujourd’hui, nous sommes dans une phase d’expansion très agressive. Fin 2018 / début 2019, nous allons ouvrir des bureaux dans une dizaine de pays sur trois continents : Etats-Unis, Canada, Hong Kong, Singapour, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande… Nous travaillons aussi sur l’Inde, l’Afrique du Sud, le Brésil et l’Argentine. A terme, on veut couvrir le monde entier. C’est notamment pour financer cette expansion que nous avons fait une levée de fonds de 250 millions d’euros en avril 2018. Recruter, cela demande des fonds, tout comme demander des licences bancaires dans chaque pays, car il faut immobiliser des fonds propres pour parer à toute éventualité.

Emmanuel Boulade sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 pour partager sa vision de la banque de demain.

Thierry Moncoutié (ITESOFT) : « Optimiser les processus client grâce à l’automatisation intelligente »

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Thierry Moncoutié - ITESOFT

Thierry Moncoutié
Product Marketing Manager
ITESOFT

IN Banque : Comment analysez-vous la problématique de transformation des processus client des grandes banques ?
Thierry Moncoutié : Confrontées à une concurrence protéiforme, les banques historiques voient arriver de nouveaux entrants depuis quelques années : fintechs et néo-banques, les GAFA, opérateurs télécoms, acteurs de la grande distribution… Afin d’optimiser leurs coûts et d’améliorer l’expérience client, les acteurs traditionnels ont engagé une revue de leurs processus back-office et front-office, qui comportent toujours un grand nombre de tâches manuelles sans valeur ajoutée, d’accès à des applications legacy diverses et de processus plus ou moins normalisés. L’objectif est de rationaliser, d’optimiser et d’automatiser ce qui peut l’être dans une démarche client centric.

Quelles technologies permettent aujourd’hui de les aider dans cette transformation ?
Pour répondre à ces défis, les banques peuvent mettre en œuvre, seules ou combinées, des technologies de BPM (NDLR : Business Processus Management), de RPA (NDLR :Robotic Process Automation) et d’intelligence artificielle ou IA. Quand le BPM va optimiser l’exécution des processus métiers via leur formalisation et leur dématérialisation, la RPA va accomplir des tâches répétitives standardisées, comme copier-coller les mêmes données entre différents applicatifs, alors que l’IA aidera dans l’analyse et le traitement du nombre croissant de courriers et mails clients, identifiant les demandes les plus fréquentes, déterminant leur niveau d’urgence et assistant les conseillers dans leur traitement – sans oublier les chatbots qui facilitent l’entrée en relation et les démarches…

Quels sont les points de vigilance ?
Du côté de la banque de détail, la gestion des paiements, la gestion des comptes, le service client, l’octroi de prêts font partie des processus métiers qui sont optimisés grâce aux technologies d’automatisation. La formalisation précise des processus à optimiser, l’intégration avec les systèmes et outils existants, la protection et la sécurité des données dans le respect des règles de compliance font partie des facteurs clés de succès d’une telle démarche d’automatisation, à une époque où le déploiement rapide de technologies est devenu une priorité pour les directions informatiques tant que pour les directions métiers. J’aurai l’occasion de développer cet aspect lors de mon intervention lors d’IN BANQUE.

Thierry Moncoutié sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 sur le thème de l’automatisation des processus au service de l’expérience client et de l’efficacité opérationnelle.

Voir aussi le livre blanc ITESOFT : « La banque face à sa transformation digitale – De la capture omnicanal d’informations client à l’automatisation des processus »

Benjamin Malka (Personetics) : « La Self-Driving Finance fonctionne déjà bien pour l’épargne automatique »

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Benjamin Malka - Personetics

Benjamin Malka
Sales and Business Development
Personetics

Plus de 50 millions de personnes utilisent actuellement les solutions et services Personetics, qui compte parmi ses clients 4 des 5 plus grandes banques américaines et 4 des 5 plus grandes banques européennes, ainsi que d’autres banques leaders à travers le monde.

IN Banque : Comment Personetics utilise-t-elle l’intelligence artificielle (IA) pour simplifier les décisions financières et guider les clients ?
Benjamin Malka : La fonction première de l’IA est de transformer les données en informations exploitables. En analysant les données associées aux transactions clients, les solutions d’IA de Personetics permettent aux banques de fournir des informations pertinentes et opportunes, ainsi que des conseils et des actions automatisées personnalisées pour chaque client. Ces informations vont de la surveillance intelligente des transactions, qui aide les clients à identifier les anomalies et à éviter ainsi des frais inutiles, jusqu’aux prédictions des flux de trésorerie, qui peuvent aider les clients à contrôler leurs dépenses et à empêcher ainsi les découverts.

En comprenant les tendances autour des flux de trésorerie du client, l’IA peut identifier les opportunités d’amélioration de son bien-être financier en accélérant son taux d’épargne et d’investissement ou en soldant ses dettes excessives.

Vous utilisez le terme « Self Driving Finance » : jusqu’où peut-on aller dans l’automatisation, au-delà de l’aide à la décision ?
Tout comme les voitures autonomes, la Self-Driving Finance correspond à un ensemble de fonctionnalités allant de l’aide à la décision jusqu’à l’automatisation complète. Nous avons déjà des exemples de banques qui proposent des services d’épargne entièrement automatisés. Il ne s’agit pas simplement de transferts automatiques ou de regroupements de transactions, qui existent depuis très longtemps. Il s’agit plutôt d’un programme personnalisé basé sur l’IA, calibré pour chacun, et qui s’ajuste aux fluctuations de trésorerie.

Ainsi, tandis que vous pouvez épargner 300 euros par mois, il est possible que moi je ne puisse en épargner que 200, ou cela pourrait être 30 euros une semaine, et 100 euros l’autre, suivant mes revenus et mes habitudes de dépenses. RBC au Canada, par exemple, propose ce service depuis plus d’un an avec un grand succès. Les clients l’apprécient vraiment et parviennent à épargner des sommes significatives. Je pense que la meilleure indication en est le taux de désinscription : bien que le service suppose une souscription préalable, et qu’il soit possible de se désinscrire à tout moment, seuls 0,02% des clients ont choisi de se désinscrire la première année. Cela montre clairement que les gens ont besoin d’aide pour améliorer leurs comportements financiers, et que si l’IA est suffisamment intelligente, les gens lui feront confiance pour les aider à prendre de meilleures décisions financières.

Quels retours d’expérience en France sur ces technologies ?
Nous travaillons avec de nombreuses banques parmi les plus importantes et innovantes au monde et la France ne fait pas exception. Nous travaillons actuellement avec un certain nombre de banques françaises de premier plan sur différentes initiatives autour de la Self-Driving Finance. Chacune de ces banques cherche à personnaliser ses offres afin de refléter sa personnalité propre et ses objectifs propres, et c’est quelque chose que nos solutions leur permettent de faire – il ne s’agit pas d’une boîte noire. Vous en saurez davantage sur ces initiatives à mesure qu’elles arriveront sur le marché en 2019.

Les participants à la conférence IN BANQUE du 7 février auront l’opportunité d’entendre BGL BNP Paribas eux-mêmes sur leur projet propre.

Quels défis reste-t-il à surmonter pour augmenter la proposition de valeur de l’IA, notamment dans des processus de décision financière complexes ?
Nous pouvons à nouveau utiliser l’exemple des voitures autonomes afin d’illustrer où nous en sommes aujourd’hui. Certaines voitures autonomes sont déjà très performantes dans certaines conditions – par exemple lorsque la destination est connue et les routes clairement identifiées. De même, la Self-Driving Finance fonctionne déjà bien dans des cas précis d’utilisation, comme l’épargne automatique pour des segments spécifiques de la population. Il s’agit donc d’identifier la où elle s’applique suffisamment bien, de sorte que les utilisateurs soient en mesure de lui faire confiance et de l’essayer. Comme pour toute IA, plus les clients l’utilisent, plus elle s’améliore – c’est pourquoi il est si important de proposer aux banques et à leurs clients toute une gamme de fonctionnalités qu’ils pourront expérimenter et étendre avec le temps.

Benjamin Malka sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 sur le thème de la self-driving finance.

Béatrice Collot (HSBC) : « La transparence et l’instantanéité sont les principaux atouts de la blockchain »

béatrice collot
HSBC
© bertrand desprez pour Ressources 2017
Béatrice Collot - HSBC - © bertrand desprez pour Ressources 2017

Béatrice Collot
Directeur Trade Finance et Affacturage
HSBC

IN Banque : Quels sont les axes de recherche et de d’expérimentation du Trade Innovation Lab d’HSBC ?
Béatrice Collot
 : Nous y expérimentons toutes les technologies qui, de près ou de loin, améliorent la manière dont nous fonctionnons, apportent l’information de manière transparente, instantanée, et améliorent les services rendus aux clients. Nous testons plusieurs nouvelles technologies indispensables: la blockchain, l’intelligence artificielle, le big data, les objets connectés, la robotique, les chatbots… Plus d’une dizaine de proofs of concept sont en cours de réalisation, et nous avons déjà mis en place 2 partenariats avec des Fintechs.

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Béatrice Collot sera présente le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 sur le thème de l’ouverture, la croissance et la valorisation des services financiers.

Cyril Chiche (Lydia) « Les services financiers du quotidien resteront à la base de notre ADN »

Portrait-Cyril-Chiche-by-Géraldine-Aresteanu-08102017

Lydia, start-up lancée en juillet 2013 proposant une solution de paiement mobile, finira l’année 2018 avec 1,7 million d’utilisateurs contre 700 000 début janvier, selon son cofondateur, Cyril Chiche.


Cyril Chiche - Lydia Paribas

Cyril Chiche
CEO
Lydia

IN Banque : Après 5 ans d’existence, quel état des lieux pouvez-vous faire du service ?
Nous avons donc aujourd’hui plus de 100 000 nouveaux utilisateurs chaque mois. Il y a une très belle accélération depuis un an, sans publicité, ni acquisition payante. C’est juste un effet boule de neige, du bouche-à-oreille, de la croissance organique.

C’est aussi grâce à l’évolution des Français au sujet du paiement mobile, ils ont une appétence de plus en plus forte. Même si pour l’instant, ça reste évidemment un moyen de paiement émergent – en terme de proportion dans les échanges – par rapport aux cartes bancaires ou aux espèces. Mais c’est une émergence très dynamique.

Ca correspond aussi à ce qui passe partout ailleurs dans le monde, de la Suède à la Chine en passant par le Kenya. Nous avons démarré en France, mais depuis un an nous sommes aussi présents dans quatre autres pays de l’Union européenne : l’Angleterre, l’Irlande, l’Espagne et le Portugal.

Comment a évolué votre offre ?
Beaucoup, même si la vision initiale est inchangée : une seule interface pour toutes les opérations financières du quotidien. Aujourd’hui, avec Lydia et ses différents outils et services, on peut rembourser en temps réel – c’est notre produit initial et ce qui attire encore souvent les nouveaux utilisateurs, demander de l’argent ou en échanger avec d’autres personnes – le tout en renseignant simplement un numéro de téléphone ou un e-mail. Aujourd’hui, on sait que c’est un enjeu énorme. Mais on a été les premiers à le faire. Et il n’y a pas d’autres solutions à notre échelle sur ce terrain.

Dès le début, on a rajouté la possibilité de payer dans certains magasins et sites web partenaires. Et depuis quelques mois, on peut payer dans tous les magasins, dans toutes les applications et sur tous les sites Web – et même parfois retirer du cash, grâce à la possibilité d’émettre des cartes bancaires virtuelles ou plastique.

Comment travaillez-vous avec les autres acteurs concernés par le système du paiement mobile comme les constructeurs de téléphone et bien sûr les banques ?
Nous avons désormais des accords avec tous les systèmes concernés existant en France, c’est-à-dire Apple Pay et Samsung Pay. Avec votre compte Lydia, vous allez pouvoir payer avec votre mobile dans tous les magasins qui acceptent le sans contact, quel que soit le montant, et ce indépendamment de votre banque. Grâce à la DSP2, vous pouvez aussi depuis peu voir tous vos comptes en banque – et choisir quel compte utiliser pour dépenser de l’argent. Vous pouvez aussi émettre des virements depuis votre compte bancaire vers un compte tiers en passant par notre interface.

Ainsi, Lydia ne se pose pas en concurrent des banques, mais plutôt en interface au dessus des comptes en banque. Vous laissez donc votre argent sur votre compte en banque, mais vous utilisez Lydia comme interface. Cela permet d’avoir l’ensemble des transactions à un seul endroit, avec des fonctions très simples sur l’interface pour rechercher une dépense par exemple.

Aujourd’hui, si vous recherchez une dépense, et pour peu que vous ayez deux ou trois comptes, c’est de la spéléologie ! On se substitue donc à l’interface de votre banque, mais pas sur son rôle transactionnel, ainsi nous ne sommes pas en concurrence. Nous ne voulons pas que vous preniez votre argent pour le mettre chez nous. Nous ne voulons pas non plus que vous fassiez domicilier votre salaire chez nous. Ca concerne plutôt N26, Revolut ou Orange Bank qui sont des néo-banques, et qui veulent concurrencer Société Générale, BNP Paribas Barclays… Mais ce n’est pas notre rôle. J’aurai l’occasion d’y revenir lors de mon intervention dans le cadre d’IN BANQUE 2019.

En février 2018, lors d’une levée de fonds de 13 millions d’euros, CNP Assurances est entré au sein de votre capital. Que vous a apporté ce nouvel actionnaire ?
Nous venons de proposer à tous nos utilisateurs, via Lydia, d’assurer leurs téléphones et autres appareils mobiles. Cela, je peux vous dire en toute franchise que nous ne l’avions pas prévu. Mais nous avons eu l’opportunité de le faire grâce à CNP Assurances qui nous a rapidement proposé de réfléchir à une offre à proposer ensemble. Nous sommes facilement tombés d’accord. D’abord, parce que c’est vraiment cohérent par rapport à notre service. Du coup, ils nous ont permis de co-construire avec eux un produit sur-mesure qui a vraiment l’ADN de Lydia, qui nous ressemble, c’est-à-dire sans les mauvaises surprises habituelles… Il n’y ni carence, ni franchise, ni engagement. Le tout avec un prix très raisonnable par rapport au reste du marché. Ca apporte une bonne disruption et une bonne innovation pour l’utilisateur, c’est une belle opportunité, nous ne pouvions pas refuser.

Comment imaginez-vous l’évolution du service ?
Je souhaite que nous puissions régulièrement ajouter les services que l’on appelle services financiers du quotidien. J’en parlerai en détail lors d’IN BANQUE !

Quels sont vos objectifs de déploiement à l’international ?
Nous envisageons un développement géographique paneuropéen. C’est notre ADN depuis le début. Maintenant, nous faisons avec les moyens, les compétences et les équipes à disposition. Mais on a toujours voulu faire un produit européen. C’est pour ca que dès le début, il a été conçu pour être multi-langues et multi-devises. Il n’y a ni calendrier, ni priorité pour l’instant. Il est aussi possible que nous décidions d’ouvrir d’un coup tous les autres pays de la zone euro – tout est à l’étude. Le marché européen représente déjà 500 millions de personnes et nous n’en avons qu’1,5 million d’utilisateurs… Ce serait vraiment une idée saugrenue que d’aller se disperser beaucoup plus loin.

En plus, nous avons la chance d’être dans un environnement avec une règlementation unique, c’est sûr que ça aide beaucoup. Cela permet d’ouvrir un pays de manière très simple, en s’affranchissant de toute la partie conformité règlementaire locale. Quand on est un service digital, c’est quand même bien pratique. Cela évite d’avoir un produit par pays.

Quelle est votre vision de l’Open Banking pour vous et le secteur, ses bénéfices et ses limites ?
Je crois énormément à l’Open Banking mais pas que – à l’Open Innovation et à l’Open Data aussi. Tout cela permet de créer des services extraordinaires qui rendent la vie des gens infiniment plus simples. Je ne crois pas que qui que ce soit ait un intérêt à lutter contre ça. Et si l’on est réticent, c’est qu’on a une vision court-termiste.

Je n’ai pas besoin de vous dire tout ce que véhicule comme batailles une transaction financière. Nous devrions essayer d’avoir les meilleurs champions européens plutôt que de les brider – pour finalement laisser la voie libre aux énormes acteurs américains et chinois prêts à nous dévorer. Ce serait un calcul très maladroit. En tant que citoyen, la manière dont ces sujets sont traités, corporatiste et étroite, me paraît être le meilleur moyen pour que ça se termine mal. Donc oui à l’Open Banking et au reste.

Il y a quand des limites bien définies : la protection des consommateurs et des données personnelles, la lutte contre la fraude fiscale, le financement du terrorisme, et le blanchiment d’argent. Il ne faut pas transiger là dessus. Nous sommes actuellement dans un environnement très sensible, il faut être particulièrement vigilant.

Cyril Chiche sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 pour partager sa vision de la banque de demain.