[Évènement] Data-IA : le passage à l’échelle dans les services financiers – 27 mars

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Le 27 mars, Microsoft en partenariat avec IN BANQUE vous invite à découvrir comment des banquiers, des assureurs, des Fintechs et Assurtechs, grâce à la donnée et à l’intelligence artificielle, ont déployé des projets innovants pour gagner en compétitivité à long terme. Cette matinée sera aussi l’occasion de partager l’impact de l’Intelligence artificielle sur l’économie avec le regard d’un économiste et de venture-capital.

 

 

Quand ? Mercredi 27 mars 2019 de 8h30 à 14h00

Ou ? Microsoft France, 41, Quai du Président Roosevelt , 92130, Issy-les-Moulineaux

Avec  ? 

  • Philippe Waetcher – Chef économiste chez Ostrum Asset Management
  • Jean-Paul Mazoyer – Directeur Général du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne
  • Nicolas Meric – Fondateur et CEO de DreamQuark
  • Christophe Bourguignat – Fondateur et CEO de Zelros
  • Pierre Blanc – Associé Fondateur du cabinet Athling – Directeur de l’Etude : IA dans la Banque : Emploi et Compétences
  • Anne-Cécile Lugagne – Directrice de la Stratégie Marketing de BNPP Wealth Management

 

[Livre blanc] La banque face à sa transformation digitale

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Les banques intensifient leur transformation digitale. Entre métamorphose du modèle agence et développement de nouveaux services numériques, les chantiers pour améliorer la relation client se multiplient. Au-delà de l’arrivée de nouveaux concurrents 100 % digitaux, la filière doit faire face à un nouveau contexte client.

Contrairement aux acteurs de l’e-commerce, elles font face à des enjeux critiques de gestion des documents, des contrats, des échanges, traditionnellement papiers et maintenant dématérialisés. La criticité de ces documents et la nature des processus qui animent la relation client du secteur complexifient fondamentalement la transformation numérique des acteurs bancaires.

Comment relèvent-ils ces défis ? Pourquoi placent-ils l’optimisation de la relation client au cœur de leur stratégie ? Et quels sont les moyens à leur disposition pour accompagner cette mutation ? Dématérialisation, automatisation, robotisation, contractualisation en ligne, intelligence artificielle…

« De la capture omnicanal d’informations client à l’automatisation des processus » – Un livre blanc ITESOFT qui brosse un portrait de la situation actuelle et des opportunités qui se présentent pour les dirigeants, à travers les témoignages d’acteurs du secteur.

Clément Francomme (Utocat) : « Volumétrie, coût d’opération et niveau de sécurité sont les points-clés dans le choix d’une blockchain »

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Clément

Clément Francomme
CEO
Utocat

Créée en 2014, la start-up Utocat est un éditeur de logiciels dans le domaine de la blockchain qui réalise 400 000 euros de chiffres d’affaires pour 17 collaborateurs et plus d’une dizaine de clients parmi les grandes banques et grands assureurs. Entretien avec son CEO, Clément Francomme.

IN Banque : Comment les technologies autour de la blockchain permettent d’améliorer la rapidité de certains processus ?
Clément Francomme : Je peux vous citer un exemple, c’est celui de l’investissement non côté : c’est un processus complexe, une fiscalité particulière, qui impose traditionnellement des délais importants liés à la transmission de documents papier et leur certification. Avec la blockchain, nous avons bâti un outil métier, Catalizr, qui est un gestionnaire de titres non côtés permettant la production automatique de documents, de preuves de transmission, et garantissant la fourniture du bon document au bon moment. Cela permet de réduire les délais à quelques jours contre plusieurs semaines, voire plusieurs mois sans la technologie blockchain.

Dans quels cas la blockchain paraît naturellement la plus adaptée ? Et quels sont les points de vigilance lorsqu’on veut se lancer dans un projet de ce type ?
La première question à se poser est effectivement quel est le type de problème que l’on veut résoudre et comment la blockchain peut alors aider. Nous apportons à nos clients une expertise métier et de process qui nous permet de les conseiller sur ces points. Pour moi les deux grands critères pour décider de la pertinence d’une blockchain en fonction du cas d’usage sont la volumétrie attendue et le coût d’opération. Je ne pense pas que la blockchain soit la meilleure solution par exemple dans le cas de très fortes volumétries, et il faut toujours se demander si le niveau de sécurité que l’on souhaite justifie le coût d’une opération, lequel augmente naturellement avec la taille de la blockchain. J’en parlerai davantage lors de mon intervention dans le cadre d’IN Banque le 7 février prochain, où je préciserai tout ceci.

Quel est votre argumentaire vis à vis des clients qui se posent la question de la confiance et de la transparence dans un univers blockchain souvent perçu comme nébuleux ?
D’abord nous abordons les problématiques de nos clients à travers leur ressenti dans l’usage des services : quelles insatisfactions, quels délais ? A partir de là nous les aidons avec les apports de la blockchain. Chez Utocat nous avons développé une technologie, Blockchainiz, qui est un connecteur d’accès à la blockchain, qu’elle soit publique comme Ethereum, ou privée, et qui permet à des clients comme Axa ou encore BNP de se focaliser sur leur métier, à la fois d’opérer des tests dans une logique de co-construction, et de disposer d’un environnement de production. Notre travail consiste à abstraire la technologie d’infrastructure, l’opération des portes-feuilles électroniques, pour que le client se concentre sur ses développements métier, tout en lui permettant de maîtriser la chaîne de valeur technique s’il le souhaite. Après la blockchain à l’avantage d’apporter de la transparence car ses informations sont non falsifiables.

Le bitcoin a déjà 10 ans mais on observe encore peu de projets blockchain en production. Quelle est la raison ?
Le bitcoin est une technologie mature certes, mais avec des limitations technologiques, notamment dans le développement de smart contracts. Et des technologies plus adaptées comme Ethereum ou Hyperledger sont encore récentes. Il y a déjà des domaines où la blockchain se révèle déjà très intéressante, comme le KYC ou la possibilité de transférer des titres d’entreprise non côtés. Sur ce dernier point, la réglementation vient de changer en France, ce qui préfigure sans doute une généralisation à l’échelle de l’Europe, offrant un cadre juridique pour l’utilisation d’une blockchain dans ces cas de figure, avec le niveau de sécurité supérieure qu’elle autorise. Les choses bougent.

Clément Francomme sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 sur le thème Blockchain et crypto-monnaies : les apports à l’expérience client.

Benjamin Malka (Personetics) : « La Self-Driving Finance fonctionne déjà bien pour l’épargne automatique »

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Benjamin Malka - Personetics

Benjamin Malka
Sales and Business Development
Personetics

Plus de 50 millions de personnes utilisent actuellement les solutions et services Personetics, qui compte parmi ses clients 4 des 5 plus grandes banques américaines et 4 des 5 plus grandes banques européennes, ainsi que d’autres banques leaders à travers le monde.

IN Banque : Comment Personetics utilise-t-elle l’intelligence artificielle (IA) pour simplifier les décisions financières et guider les clients ?
Benjamin Malka : La fonction première de l’IA est de transformer les données en informations exploitables. En analysant les données associées aux transactions clients, les solutions d’IA de Personetics permettent aux banques de fournir des informations pertinentes et opportunes, ainsi que des conseils et des actions automatisées personnalisées pour chaque client. Ces informations vont de la surveillance intelligente des transactions, qui aide les clients à identifier les anomalies et à éviter ainsi des frais inutiles, jusqu’aux prédictions des flux de trésorerie, qui peuvent aider les clients à contrôler leurs dépenses et à empêcher ainsi les découverts.

En comprenant les tendances autour des flux de trésorerie du client, l’IA peut identifier les opportunités d’amélioration de son bien-être financier en accélérant son taux d’épargne et d’investissement ou en soldant ses dettes excessives.

Vous utilisez le terme « Self Driving Finance » : jusqu’où peut-on aller dans l’automatisation, au-delà de l’aide à la décision ?
Tout comme les voitures autonomes, la Self-Driving Finance correspond à un ensemble de fonctionnalités allant de l’aide à la décision jusqu’à l’automatisation complète. Nous avons déjà des exemples de banques qui proposent des services d’épargne entièrement automatisés. Il ne s’agit pas simplement de transferts automatiques ou de regroupements de transactions, qui existent depuis très longtemps. Il s’agit plutôt d’un programme personnalisé basé sur l’IA, calibré pour chacun, et qui s’ajuste aux fluctuations de trésorerie.

Ainsi, tandis que vous pouvez épargner 300 euros par mois, il est possible que moi je ne puisse en épargner que 200, ou cela pourrait être 30 euros une semaine, et 100 euros l’autre, suivant mes revenus et mes habitudes de dépenses. RBC au Canada, par exemple, propose ce service depuis plus d’un an avec un grand succès. Les clients l’apprécient vraiment et parviennent à épargner des sommes significatives. Je pense que la meilleure indication en est le taux de désinscription : bien que le service suppose une souscription préalable, et qu’il soit possible de se désinscrire à tout moment, seuls 0,02% des clients ont choisi de se désinscrire la première année. Cela montre clairement que les gens ont besoin d’aide pour améliorer leurs comportements financiers, et que si l’IA est suffisamment intelligente, les gens lui feront confiance pour les aider à prendre de meilleures décisions financières.

Quels retours d’expérience en France sur ces technologies ?
Nous travaillons avec de nombreuses banques parmi les plus importantes et innovantes au monde et la France ne fait pas exception. Nous travaillons actuellement avec un certain nombre de banques françaises de premier plan sur différentes initiatives autour de la Self-Driving Finance. Chacune de ces banques cherche à personnaliser ses offres afin de refléter sa personnalité propre et ses objectifs propres, et c’est quelque chose que nos solutions leur permettent de faire – il ne s’agit pas d’une boîte noire. Vous en saurez davantage sur ces initiatives à mesure qu’elles arriveront sur le marché en 2019.

Les participants à la conférence IN BANQUE du 7 février auront l’opportunité d’entendre BGL BNP Paribas eux-mêmes sur leur projet propre.

Quels défis reste-t-il à surmonter pour augmenter la proposition de valeur de l’IA, notamment dans des processus de décision financière complexes ?
Nous pouvons à nouveau utiliser l’exemple des voitures autonomes afin d’illustrer où nous en sommes aujourd’hui. Certaines voitures autonomes sont déjà très performantes dans certaines conditions – par exemple lorsque la destination est connue et les routes clairement identifiées. De même, la Self-Driving Finance fonctionne déjà bien dans des cas précis d’utilisation, comme l’épargne automatique pour des segments spécifiques de la population. Il s’agit donc d’identifier la où elle s’applique suffisamment bien, de sorte que les utilisateurs soient en mesure de lui faire confiance et de l’essayer. Comme pour toute IA, plus les clients l’utilisent, plus elle s’améliore – c’est pourquoi il est si important de proposer aux banques et à leurs clients toute une gamme de fonctionnalités qu’ils pourront expérimenter et étendre avec le temps.

Benjamin Malka sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 sur le thème de la self-driving finance.

[En vidéo] Débat : Déployer un robot conversationnel

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Quels services proposer dans le cadre d’un chatbot, via messagerie ou en vocal ? Arbre de décision et/ou technologies apprenantes : comment arbitrer ? Comment bien le connecter à son centre de relation client ?  Quels enjeux en termes de sécurité, de qualité de service ? Jusqu’où peut-on aller ? Quelles sont encore les limites ? Comment réussir le lancement et accompagner les utilisateurs mais aussi ses équipes dans ces nouveaux usages ?

  • Badri Ahmed – Co-fondateur, Pack’n Drive
  • Marjolaine Grondin – Fondatrice, JAM
  • Marion Mauduit – Responsable Marketing, Société Générale

Débat animé par Stéphane Houin – Directeur des Offres Digitales pour les Services Financiers, CGI, lors d’IN BANQUE 2018

[Événement] Intelligence artificielle et Sécurité du numérique, les 19 et 20 septembre 2018

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VISUELBANNIERESWS2018-3Next Content est partenaire du Workshop annuel de la Revue Banque qui se tiendra les mercredi 19 et jeudi 20 septembre 2018 à Paris autour des thèmes suivants :

L’intelligence artificielle (IA) – l’un des domaines les plus prometteurs des nouvelles technologies, recouvrant une grande variété d’innovations, susceptibles de changer, briques par briques, les usages, les métiers et les modèles de la banque et de l’assurance (mercredi 19 septembre).

La sécurité du numérique – Pour faire face à au blanchiment d’argent, à la fraude, au terrorisme et à l’usurpation massive d’identité, de nouvelles réglementations ont été imposées aux acteurs économiques, certaines avec l’objectif de renforcer les contrôles. Alors que la DSP 2 est entrée en vigueur en janvier mais que les standards sécuritaires ne seront en application qu’en septembre 2019, comment les banques et les nouveaux tiers de paiements collaborent-ils pour mettre en place un environnement d’open banking sécurisé ? (jeudi 20 septembre).

En savoir plus

[En vidéo] Édouard d’Archimbaud et l’IA chez BNP Paribas

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Retour avec Édouard d’Archimbaud, responsable du Lab Data & IA chez BNP Paribas, interrogé en marge de la conférence IN BANQUE 2018, sur les enjeux de l’Intelligence Artificielle (IA) dans la banque, et la manière dont est traitée la donnée « de manière responsable » et la nécessité de « casser les silos ».

> A Lire également : « Le véritable enjeu n’est plus seulement de collecter, mais aussi de rassembler, d’étiqueter et de construire la donnée »

Inbenta mise sur les linguistes et l’expertise métier dans ses projets Chatbots

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Inbenta, société créée en 2005 à Barcelone et aujourd’hui présente dans une dizaine de pays, dont la France, s’adresse aux grands comptes en leur proposant sa maîtrise du langage naturel sous forme de chatbots, d’assistants vocaux ou de FAQ dynamiques. 80% de ses clients appartiennent à l’univers des services financiers. A l’heure où les géants du Web déploient des intelligences artificielles toujours plus puissantes, comment ce spécialiste tire son épingle du jeu ?


« Aujourd’hui, l’intelligence artificielle impressionne quant il s’agit de progresser autour de modèles mathématiques, à l’exemple des avancées spectaculaires de DeepMind dans le jeu de go ou le jeu d’échecs, mais la compréhension du langage naturel des utilisateurs va au delà de la technologie » affirme Alexis Zarour, en charge du marketing d’Inbenta pour la France.

992410MAAF2De fait, la société s’est spécialisée dans le traitement de ce fameux langage naturel au centre aujourd’hui des logiques dites conversationnelles, avec sa propre technologie mais aussi et peut-être surtout en s’entourant d’experts de la langue elle-même. « 1/3 de notre effectif est composé d’ingénieurs linguistes, pour nous permettre de proposer un accompagnement linguistique à chaque projet – nous maîtrisons ainsi pleinement 25 langues. »

Alexis Zarour - Inbenta

Alexis Zarour
Responsable Marketing France
Inbenta

Pour Inbenta, l’analyse des conversations est donc aussi l’affaire de l’humain. Si son cœur de métier est l’autonomie client, la société estime que l’automatisation ne peut être efficace qu’à partir du moment où le travail de la machine a été préparé par des personnes bien réelles, spécialistes, capables aussi de bien comprendre les métiers des clients. « Notre clientèle est exclusivement grands comptes, nous réalisons du sur-mesure en garantissant notre capacité à nous focaliser sur les métiers de la banque et de l’assurance » rappelle Alexis Zarour.

Le self-care plus seulement à distance
Avec un modèle économique indexé sur les volumes de conversation, l’offre Inbenta permet à la société un fort développement depuis quelques années. Une levée de fonds de 12 millions de dollars en 2016 a occasionné le transfert du siège de la société à Foster City dans la Silicon Valley, lui offrant de nouveaux débouchés, non seulement aux Etats-Unis mais aussi en Amérique Latine ou plus récemment au Japon.

Avec un même double objectif – améliorer la satisfaction client par l’automatisation, et libérer du temps humain pour des tâches à plus forte valeur ajoutée du côté du support client – Inbenta veut poursuivre son travail autour du self-care en étendant sa proposition de valeur au delà du Web, du support à distance, et jusqu’aux agences, au support physique.

En 2018, le robot Leenby sera testé en agence bancaire avec la technologie Inbenta

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Le robot Leenby de la société Cybedroïd

En partenariat avec la société française Cybedroïd, qui développe le robot Leenby, Inbenta va expérimenter en 2018 l’usage de ce robot, lequel embarquera un chatbot Inbenta, en agence bancaire. La machine sera douée de paroles et pourra se mouvoir sur une plate-forme équipée de roues (un dispositif préféré à la solution du robot bipède, qui dans des lieux de passage comme une agence bancaire peut poser des problèmes de sécurité), mais aussi « s’exprimer de manière ludique par des gestes » précise Alexis Zarour. « Quelle va être la réaction des utilisateurs ? C’est ce qui nous intéresse ! Nous voyons la robotique comme un complément, pas un remplacement. »

Des voix propres à une marque
Inbenta explore aussi l’assistance vocale. Si l’on parle beaucoup aujourd’hui des usages potentiels à domicile, ou dans nos véhicules, l’idée d’interroger sa banque par le biais d’une enceinte connectée ou d’un téléphone reste peu répandue. Inbenta s’appuie sur Google Home et ses technologies de reconnaissance vocale et de vocalisation pour optimiser ce type de service.

« La technologie de Google est assez impressionnante notamment sur un point clé qui est le temps de latence : il faut pouvoir minimiser la durée entre la réception de l’information par la machine et sa vocalisation, ou sa compréhension » précise Alexis Zarour. « Nous regardons aussi ce qu’il est possible de faire en matière de personnalisation de la voix, et travaillons avec d’autres acteurs, comme la société française Voxygen, pour concevoir ce que nous appelons des voies de marque. Cela nous paraît important. »

Autre projet, l’amélioration des serveurs vocaux interactifs à l’aide d’un de ces « voicebots » : avec l’idée toute simple d’exploiter les temps d’attente, parfois longs et souvent frustrants, pour offrir un premier niveau d’assistance automatique au client basé sur la compréhension du langage naturel.

L’enjeu de l’accès aux données des applications d’entreprise
Inbenta est toutefois conscient des défis qui restent à surmonter : « il y a eu une sorte de fantasme du chatbot, suivi d’un retour à la réalité » analyse Alexiz Zarour. « Un chatbot est performant s’il se spécialise sur un parcours donné, l’enjeu est donc d’élargir les parcours. Cela peut passer par une forme d’ouverture à des développeurs tiers, à l’image de ce que propose les écosystèmes Amazon ou Google, mais cela n’est pas une évidence dans les services financiers où des données très sensibles sont manipulées ».

La sécurité et la confidentialité, justement, constituent également des freins : « si l’on prend l’assistance vocale par exemple, les moyens d’identification sont les mêmes que sur un écran : un numéro client et un mot de passe » tempère toutefois Alexis Zarour.

th-609x359-chatbot-caro-creditagricole-telephone.jpgEt bien sûr, lorsque l’on doit mener un projet qui, in fine, propose au client des réponses pertinentes, il faut pouvoir avec des solutions métiers qui ne disposent pas toujours d’une interface prédisposée. « C’est autant de développements spécifiques que, justement, du sur-mesure comme nous le proposons peut réaliser ».

En France, Inbenta travaille avec la Société Générale, la Banque Postale, la Caisse d’Epargne, ou encore Boursorama, Bforbank, Orange Bank et d’autres. Déployé il y a quelques semaines pour le Crédit Agricole Nord de France, son chatbot Caro est son projet le plus exposé aujourd’hui. Alors Caro, que me propose le Crédit Agricole pour optimiser mes placements ? Ah, mais la réponse restera entre lui et moi, confidentialité oblige.

Inbenta sera présent le 8 février lors d’IN BANQUE 2018 pour revenir notamment sur le sujet de l’assistance vocale.