Les modèles numériques : optimisation, valorisation

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Quelles sont les innovations récentes pour améliorer l’expérience client, fluidifier les parcours clients, enrichir l’offre ? Comment mieux valoriser des services fondés sur des technologies favorisant l’autonomie client ?

Débat  avec :

  • Christophe Descohand – CEO, Moniwan.fr
  • Héloïse Beldico Pachot – Directrice Marketing et Communication, Ma French Bank

Animé par Cyril Armange – Directeur Général Adjoint, Finance Innovation

 

Enregistré lors d’IN BANQUE 2022 le 23 juin à Paris.

Renforcer la résilience financière des clients grâce à l’hyper-personnalisation pilotée par la data

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De réactif à proactif, comment exploiter les données transactionnelles pour augmenter l’engagement client, la résilience et le bien-être financier des clients ? Comment tirer parti de la Self Driving Finance dans le cadre de sa stratégie d’Open Banking ? Comment des marques dans le secteur des services financiers parviennent-elles à maintenir des expériences clients personnalisées et à se différencier dans un marché concurrentiel ?

Présentation par Benjamin Malka, Senior Sales Director Western, Central and Southern Europe, Personetics

Enregistré lors d’IN BANQUE 2022 le 23 juin à Paris.

Distribution de crédit : repenser son externalisation à l’ère de l’open-banking

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Le métier du crédit poursuit sa profonde transformation, en écho d’une attente du client de plus en plus exigeante et d’un contexte règlementaire strict. Et ce alors que le crédit constitue toujours un véritable levier de performance des établissements bancaires car placé au cœur de la relation client. Quels sont les nouveaux enjeux autour de l’externalisation d’une partie des process dans la distribution de crédit ? Pourquoi et comment s’appuyer sur l’Open-Banking ? IA, KYC, Identité Numérique, quelles sont les dernières avancées technologiques pour améliorer l’expérience client et la performance opérationnelle des banques ? Quelles sont les nouvelles réponses et solutions possibles pour la simplification et la fluidification des parcours, l’optimisation des circuits, la réduction des délais et les enjeux de traçabilité ?

Entretien avec Aimé Cénac, Directeur du marché Banque chez Docaposte interrogé par Jérôme Morlon, Fondateur d’Iperiago.

Enregistré lors d’IN BANQUE 2022 le 23 juin à Paris.

Stimuler l’engagement des clients et créer des expériences bancaires numériques personnalisées

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Les innovations numériques permettent aux acteurs de la finance de créer une relation entreprise/consommateur plus étroite et pertinente. Quels sont les nouveaux axes d’innovations envisageables pour le secteur bancaire pour améliorer encore l’expérience client et offrir des réponses adaptées à chacun ? Comment stimuler l’engagement entre l’entreprise et ses clients, ses utilisateurs, et entre les consommateurs eux-mêmes ?

Présentation par Carlos Suleau, Presales Director, Digital Banking Solution chez Sopra Banking Software

Enregistré lors d’IN BANQUE 2022 le 23 juin à Paris.

Céline Ansquer (BNP Paribas) : « La personnalisation de la relation client doit monter en puissance »

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Céline Ansquer

Céline Ansquer
Directrice Transformation, Marketing et Digitale de la Banque Commerciale en France
BNP Paribas

Dans un contexte exceptionnel au cours duquel l’usage du digital et la relation client a profondément évolué, Céline Ansquer, Directrice Transformation, Marketing et Digital de la Banque Commerciale en France de BNP Paribas, fait le tour des innovations dont bénéficient leurs clients.

IN Banque : Quelles sont les grandes tendances qui se dégagent dans votre établissement, et plus globalement dans le secteur ?
Céline Ansquer :
Tout d’abord, nos clients sont plus actifs sur le digital, et plus nombreux à ne se servir que du mobile, au détriment du desktop. Ils y vont en toute autonomie pour consulter leurs comptes, prendre un rendez-vous ou faire des opérations. Ils se connectent aussi beaucoup plus souvent : plus d’un jour sur deux en moyenne.

Cela s’est combiné avec une sollicitation accrue de nos conseillers pour bénéficier de leurs expertises. D’ailleurs, le nombre de rendez-vous clients a augmenté de 5 %, et 40 % d’entre eux se font à distance.

Enfin, l’écosystème des paiements vit aussi une transformation phénoménale. On peut penser au paiement sans contact bien sûr, mais aussi aux paiements sur mobile et en instantané qui se développent très fortement. Tout cela génère de nouvelles habitudes et de nouveaux usages, auxquels nous devons apporter des solutions.

Quelles sont les évolutions en cours au sein de votre banque de réseau et en ligne ?
Nous proposons différents modèles qui nous permettent d’offrir aux clients le meilleur du digital : des experts et des conseillers BNP Paribas ; Hello Bank, une banque totalement digitalisée qui s’adresse plus particulièrement aux « millenials » et freelance ; notre banque privée ; et bien sûr l’accompagnement des professionnels, entrepreneurs et autres clients corporate. Finalement, toutes ces différentes typologies de clientèle ont les mêmes besoins : du digital, de la simplicité, de l’accessibilité, de l’immédiateté et en parallèle, du soutien, de l’expertise et du conseil.

Le compte Nickel s’inscrit aussi parfaitement dans cette proposition de modèle de service, avec un volet hybride. Le dispositif repose sur du digital, mais aussi sur un réseau physique représenté par les buralistes.

Quels sont les chantiers prioritaires ?
Nous devons proposer des solutions qui évoluent en fonction de la situation personnelle de nos clients : agrandissement de la famille, achat d’un bien immobilier, constitution d’une épargne, préparation d’une succession…. Mais aussi en fonction des appétences pour le digital plus ou moins développées selon le profil.

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SUR L’USINE DIGITALE

Céline Ansquer, directrice Transformation, Marketing et Digital de la Banque Commerciale en France de BNP Paribas, interviendra le 23 juin lors d’IN BANQUE 2022 sur le thème « Production et distribution bancaire : Perspectives 2025 ».

[Livre blanc] Tirer le meilleur parti de la visioconférence dans les services financiers

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La visioconférence est devenue un outil décisif, bien sûr pour faciliter les échanges internes, et désormais pour la relation client dans les services financiers. Cela redéfinit l’expérience utilisateur et client et permet de réduire l’écart entre la numérisation des services financiers et le besoin d’interactions humaines en face à face.

Le livre blanc « Maximizing the benefits of video conferencing for financial organizations » proposé par Pexip, recense et analyse les principaux avantages de la visioconférence – à la fois du point de vue de l’organisation et du point de vue du client -, définit les conditions de son implémentation et les solutions adaptées, leurs critères de choix, avec un focus particulier sur la confidentialité, la sécurité, la flexibilité des outils et leur personnalisation.

TÉLÉCHARGER LE livre blanc

Assorti de schémas et d’une étude de cas, le livre blanc entend aider le secteur des services financiers à s’équiper des outils les mieux à même de permettre la focalisation des équipes sur des tâches à haute valeur ajoutée.

 

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Virginie Forêt (Quadient) : « Nous permettons à nos clients d’envoyer des communications ultra-personnalisées sur différents canaux de diffusion »

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Virginie_ForetQuadient est expert de la gestion de la communication client : comment l’éditeur aide t-il les entreprises à améliorer l’expérience des clients finaux avec un objectif d’interactions toujours plus connectées, personnelles et mobiles ? Les réponses dans cet entretien avec Virginie Forêt et Philippe Hedrich, Experts CXM Banque Assurance chez Quadient.

IN Banque : Quelles sont les tendances que vous voyez émerger dans les secteurs Banque et Assurance ?
Virginie Forêt (Quadient) :
Que ce soit dans le secteur bancaire ou chez les assureurs, la priorité numéro une Philippe_Hedrichqui prévaut est l’expérience client. C’est une thématique assez large que nous pouvons résumer assez simplement. En tant que client, vous ne souhaitez pas être considéré comme un simple numéro client. Comprendre le client, communiquer avec lui de manière personnalisée et engageante sur ses canaux de communication préférentiels, ainsi que fournir des solutions qui répondent réellement à ses besoins d’une manière simple, intuitive et peut-être même agréable, est devenu plus important que jamais.

De quelle manière Quadient aide ses clients Banque et Assurances ?
Viriginie Forêt (Quadient) :
Chez Quadient, nous sommes experts de la gestion de la communication client et permettons à nos clients d’envoyer des communications ultra-personnalisées sur différents canaux de diffusion (imprimé, email, html5, whatsapp etc…) et au moment le plus opportun pour les destinataires. L’objectif étant que le destinataire (le client de notre client) puisse recevoir la bonne information, au bon moment et sur l’outil de son choix ; qu’il préfère recevoir un courrier, un email ou une notification par exemple. On se différencie d’un outil de marketing dans le sens où nous opérons surtout dans les moments post-vente, dans les communications transactionnelles et réglementaires (factures, contrats, CGV, formulaires, notifications etc…)

Nous proposons une solution centralisée à destination des utilisateurs métier pour créer tout type de communications omnicanales où tous les éléments de communication sont conçus, pilotés et envoyés au sein d’une plateforme unique. Là où, en général, les banques et assurances disposent d’une solution décentralisée par canal ou par type de communication. Lors de notre intervention le 23 juin nous détaillerons comment bien exploiter le potentiel de ces solutions au bénéfice de sa stratégie CX et donc de la fidélisation et de la performance commerciale.

Existe-t-il des moments cruciaux dans la communication entre une banque et son client ?
Philippe Hedrich (Quadient) :
Nous avons analysé les 3 points de contact clés dans la relation entre une banque et son client. Tout d’abord, l’ouverture d’un compte et l’intégration du nouveau client sont un élément important dans la récente relation entre le consommateur et l’institution financière. C’est le moment de briller pour lui montrer qu’il a fait le bon choix pour de nombreuses années à venir, au risque de le voir partir en cas de loupé. Attention donc aux écueils souvent vus et vécus par le passé : se déplacer en agence sur les heures de travail, signature de nombreux documents et utilisations de multiples ramettes de papier.

Les deux autres moments clés sont la demande de prêt, notamment le prêt immobilier, et la gestion des difficultés financières. Dans les deux cas, la personnalisation des communications est essentielle pour conserver cette relation de confiance que vous avez construit ensemble. Une mauvaise impression ou une mauvaise communication peuvent mettre à mal ce que vous avez mis des années à créer.

Les banques sont riches en données souvent pas assez exploitées pour anticiper et répondre aux besoins de leurs clients. Nous avons un livre blanc disponible sur le site d’IN Banque que je vous conseille de lire pour approfondir cette thématique.

Ces moments clés permettent aux banques d’aider les consommateurs, leur client, à prendre des décisions financières éclairées et positionner l’institution en conseiller de confiance.

Pouvez-vous nous donner un exemple de cas client ?
Philippe Hedrich (Quadient) :
Ces dernières années, nous avons accompagné la banque Santander pour créer une expérience d’accueil complètement automatisée pour les nouveaux clients. Le tout basé sur des formulaires numériques avec signature électronique incluse et un traitement des informations pilotés par les différentes équipes en charge en parallèle.

Quelques chiffres pour vous apporter des éléments factuels. Ils géraient 39 formulaires papiers pour 72 produits, devaient tout reclasser manuellement et tous ces processus d’intégration de nouveaux clients nécessitaient plusieurs signatures. Ces processus duraient donc plusieurs semaines.

Depuis, on a grandement amélioré l’expérience côté client, mais également côté utilisateur au sein de Santander.  Ils disposent désormais d’un unique formulaire avec 3 500 règles dynamiques où toutes les données déjà disponibles sont pré-remplies. Le processus complet ne dure désormais que deux jours maximum.

Quadient interviendra le 23 juin lors d’IN BANQUE 2022 sur le thème « La plateforme de Gestion de la Communication Client, levier clé de la fidélisation et du développement commercial dans la banque et l’assurance ».

Christophe Descohand (Moniwan.fr) : « Pour le montant d’un abonnement Netflix, vous accédez à l’épargne en ligne »

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Christophe Descohand

Christophe Descohand
CEO
Moniwan.fr

Créée en 2016, Moniwan.fr commercialise des produits d’épargne et d’investissement. Christophe Descohand, CEO, fait le point sur les offres et la raison d’être de cet acteur du digital.

IN Banque : Pouvez-vous nous présenter Moniwan.fr ?
Christophe Descohand :
Nous sommes un distributeur d’épargne en ligne dédié aux particuliers, avec 30.000 clients, dont une poignée de professionnels. Cela représente 1,7 milliard d’euros d’actifs sous gestion, et fait de nous le 3e acteur national de l’épargne digitale, et le 1er sur l’immobilier spécifiquement.

Nous sommes une filiale du gestionnaire d’actifs La Française – elle-même filiale de Crédit Mutuel Alliance Fédérale (CM CIC). C’est pour nos clients une réassurance très importante de nous savoir adossés à un acteur de renom. Mais le fait d’être 100 % digital ne nous dispense pas d’offrir également, si le client le ressent, un contact humain avec nos ingénieurs patrimoniaux, par e-mails, téléphone, visioconférence mais également en rendez-vous physique.

Notre volonté est de démocratiser l’épargne de qualité, un produit trop longtemps réservé à une certaine frange de la population, car trop compliqué ou inaccessible. Nous mettons au cœur de notre proposition la pédagogie et l’ouverture au plus grand nombre.

Quelles sont les offres que vous proposez ?
Nous sommes pionniers dans l’accès à l’immobilier via les SCPI. Nous les vendons via un canal digital à 100% en direct, à crédit, en démembrement, via des assurances-vie et même sur abonnement, nous sommes la plateforme immobilière la plus aboutie en termes d’offres et de manières d’acquérir le produit, ainsi nous offrons une réponse immobilière à tous, quel que soit son revenu, son patrimoine, sa fiscalité etc… L’épargne par abonnement (versement programmé) est très originale, et fait de nous un Netflix de l’épargne en ligne. A l’image de la plateforme, nous proposons pour quelques dizaines d’euros, un effort d’épargne que beaucoup de gens peuvent faire (dès 20€/mois et 200€ d’apport), de s’abonner à un investissement en immobilier collectif. Je reviendrai plus en détail sur ces points durant mon intervention le 23 juin lors de la conférence IN BANQUE.

Notre deuxième force, c’est que nous sommes les seuls à fournir une allocation totalement diversifiée dans le cadre de l’assurance-vie. Notre « robo-advisor » dresse un profil du client, sa logique d’investissement en fonction de son comportement et de ses projets, et permet ensuite d’investir sur une allocation multi asset : immobilier, actions, obligations, ETF, fonds etc… C’est unique sur le marché. En filigrane, nous avons une philosophie environnementale de l’investissement. Nos offres sont sélectionnées avec des logiques ESG et ISR. Et nous compensons l’empreinte carbone de nos investisseurs, pour que leurs démarches soient neutres. Là encore, c’est absolument unique sur le marché.

Qu’est-ce qui vous différencie des autres acteurs du secteur ?
En sus de ce que j’évoquais sur la plateforme complète immobilière et l’allocation multi asset, notre politique de cashback est unique et révolutionnaire : nous vous remboursons un pourcentage de ce que vous investissez chez nous (2 à 3% du montant investi), qui représente in fine une sorte de rebates sur les frais de gestion. Il y a une double raison à cela. D’abord, nous voulons démocratiser l’épargne, et en digital, paralléliser le plus possible l’achat d’épargne avec les réflexes de consommation traditionnelle. Ensuite, en contrepartie d’une disponibilité 24/7 contrairement à un distributeur classique, chez nous, le client est acteur, il crée son dossier, remplit des documents, télécharge ses justificatifs… De facto, nous lui rendons une partie de notre marge directement liée à la baisse de nos coûts, modèle gagnant/gagnant. Ainsi, la performance est meilleure pour l’investisseur, et pour lui, peu importe qu’elle soit générée par le produit ET le distributeur bien au contraire !

Christophe Descohand interviendra le 23 juin lors d’IN BANQUE 2022 sur le thème « Les modèles numériques : optimisation, valorisation ».

Benoit Gruet (CDLK) : ‘’L’enrichissement de la donnée de paiement est au cœur de l’innovation au sein de l’offre Banque au quotidien’’

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Benoit Gruet

Benoit Gruet
CEO
CDLK

CDLK, qui figure dans le palmarès Top100 de la French Fintech en 2022, a développé une plateforme-solution visant à rendre exploitable les données de paiement. Son CEO et co-fondateur, Benoit Gruet, nous précise les cas d’usages et les opportunités que cela offre aux banques pour enrichir leurs services, améliorer l’expérience et l’engagement clients, particuliers comme professionnels, et nous livre ses perspectives de développement.

IN Banque : Quel est votre positionnement au sein de l’écosystème Fintech ?
Benoit Gruet : À l’origine, la solution CDLK a été créée sur un constat simple : la carte bancaire est plus que jamais le moyen privilégié des consommateurs pour leurs dépenses au quotidien. Pour fixer les enjeux sur le marché français, c’est environ 78 millions de cartes qui génèrent annuellement plus de 14 milliards de paiements, soit le double du nombre de transactions observées en 2010 (voir l’infographie « L’enjeu de la fidélisation via la carte bancaire). Or, la richesse des données transactionnelles reste pas ou peu exploitée par les émetteurs de carte. C’est pourquoi, CDLK a développé une plateforme-solution Big-Data A&I permettant de rendre exploitable la data de paiement.

Pourquoi cette donnée n’est-elle pas davantage exploitée par les banques ?
Historiquement, il existe plusieurs freins à cette situation. Les freins culturels et politiques ont été en partie levés sous la pression des GAFAM et des Néo-banques, dont l’exploitation de la data est nativement adoptée. Concernant les freins techniques, bien souvent la donnée de paiement reste difficilement exploitable en l’état. L’hétérogénéité de la qualité des libellés de dépenses que l’on observe sur nos relevés de compte illustre bien cet obstacle.

Quel est le cas d’usage emblématique rendu possible grâce à ce travail d’enrichissement de la data bancaire ?
L’exemple le plus opérationnel concerne le domaine de l’engagement clients. Nous avons été les premiers en France à proposer aux banques un programme de cashback de type CLO (Card-Linked Offers) notamment en remplacement des coûteux programmes de fidélité à points. Le principe est de générer des réductions tarifaires automatisées pour les clients de la banque auprès des commerçants partenaires du programme, en magasin ou en ligne ; le seul effort demandé aux clients est d’utiliser sa carte bancaire. Cela répond à la fois à la digitalisation du parcours du consommateur pour bénéficier d’un remboursement et à la nécessité pour la banque d’activer des nouveaux leviers d’engagement avec un ROI maitrisé.

En quoi le cashback de type CLO est-il transformationnel pour les banques ?
Dans ce modèle de marketing à la performance, la banque devient un diffuseur d’offres « bons plans » permettant de créer du trafic chez les commerçants. C’est une manière pour les banques de financer leur programme de fidélité en captant un pourcentage des budgets marketing d’acquisition investis par les annonceurs. Ce système consistant à pousser des offres ciblées autofinancées était réservé jusqu’ici aux émetteurs de carte en ‘’closed-loop’’ comme Amex. Grâce au CLO, c’est désormais également possible pour les émetteurs de carte de paiement de type ‘’Open-loop’’.

Quels bénéfices proposez-vous pour améliorer le parcours client au sein de la banque au quotidien ?
Notre application MCS (Merchant Clarification Solution) permet d’apporter plus de clarté au niveau de la consultation des comptes. Cela se traduit notamment par un travail sur les libellés de dépenses, souvent confus : l’objectif est d’afficher le nom signifiant du commerçant, le type du paiement réalisé, la géolocalisation du point de vente, son logo, … En adoptant ce type de solution, la banque réduit le nombre d’appels entrants irritants pour les clients et les conseillers ; ce qui réduit mécaniquement les coûts d’opex, tout en améliorant le score NPS.

Quelles sont également vos innovations visant les besoins spécifiques des banques pour leurs clients B2B ?
Les banques peuvent, grâce à notre application BUSINESS INSIGHT, produire des rapports d’analyse marketing destinés à informer les commerçants de l’évolution de leur marché sur leur périmètre. Ainsi, un commerçant accède à un ensemble de KPI’s comparant la performance de son ou de ses points de vente versus son environnement concurrentiel. Cette solution produit à la demande des indicateurs de performance concernant le chiffre d’affaires, la part de marché, le panier moyen, le nombre de transactions et d’acheteurs uniques, avec leur profil.

Certaines banques proposent déjà ce type de reporting à leurs commerçants. En quoi cela diffère-t-il ?
Effectivement, certaines banques commencent tout juste à proposer un reporting exploitant les données monétiques transitant via leur TPE. Notre solution propose de créer un panel de consommateurs stable et robuste basé sur les dépenses quotidiennes des porteurs de carte en boutique ou sur internet. On exploite la data émetteur anonymisée pour enrichir la proposition de valeur de l’offre acquéreur. Plus la taille du portfolio de porteurs de carte est importante, plus la banque est en situation de créer un panel puissant pour analyser les comportements de consommation avec un niveau de granularité élevé, puisque nous proposons jusqu’à 80 sous-secteurs de consommation. Pour un chargé d’affaire Grand Compte au sein de la banque, avoir la capacité de produire, sans effort, des KPI’s personnalisés pour ses clients ’’grand commerçant’’ constitue un levier commercial unique et sans précèdent. J’aurai l’occasion de préciser comment ces services sont source de création de valeur lors de mon intervention le 23 juin dans le cadre d’IN BANQUE 2022.

Quelle est la trajectoire de CDLK sur les mois à venir ?
Avec 1 milliard de transactions analysées par an, 17 000 points de vente référencés, et plus de 4,3 millions de porteurs de cartes enrôlés, notre objectif est de consolider notre leadership en France auprès des grands émetteurs de carte de paiement, tout en accélérant notre roadmap de développement à l’international. Nous continuons à investir dans la modularité de notre plateforme pour pouvoir répondre à la fois aux attentes des grands émetteurs et aux spécificités de certains pays.

Benoit Gruet interviendra le 23 juin lors d’IN BANQUE 2022 sur le thème « Innovation & Diversification dans les services financiers ».

Nicolas Méric (DreamQuark) : « Notre IA sait expliquer le pourquoi de ses recommandations »

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Nicolas Méric - DreamQuark

Nicolas Méric
CEO
DreamQuark

Fondé en 2014, DreamQuark aide les institutions financières à utiliser l’intelligence artificielle en insistant sur la transparence. Explications et perspectives avec son fondateur et CEO, Nicolas Méric.

IN BANQUE : Pourquoi la société DreamQuark s’est-elle spécialisée dans le secteur de la finance ?
Nicolas Méric
: Nos solutions se basent sur des grandes quantités de données, et ce secteur en produit énormément. C’est vrai du secteur de la santé également, qui était le premier secteur que nous avions investi lors de la création de la société, mais nous avons basculé en 2017 vers la finance afin notamment de concevoir des outils plus orientés vers les besoins finaux. Aujourd’hui, nous proposons une plate-forme encore plus spécifique, dont le développement a démarré en 2020, destinée aux relationships managers en gestion de fortune. Cette plate-forme est basée sur du scoring, fournit une vision unifiée du client investisseur et permet aux commerciaux d’opérer des recommandations fines, tout en intégrant le cadre réglementaire.

Vous proposez des outils autour de l’intelligence artificielle (IA), un mot aujourd’hui très présent, parfois à tout propos. Comment définissez-vous votre offre sur cet aspect ?
Il y a plusieurs formes d’IA dont on entend parler, mais la seule qui pour nous peut vraiment être désignée comme telle est l’IA apprenante, capable de former des déductions. C’est ce champ que nous travaillons avec les méthodes du machine learning d’une part, et du traitement du langage naturel d’autre part. Mais nous insistons aussi sur la notion d’IA explicable : en effet les algorithmes d’apprentissage que nous utilisons, particulièrement quand ils se basent sur des architectures complexes – ce qu’on appelle le deep learning – comme des réseaux de neurones, doivent pouvoir être expliqués et ne pas être des boites noires. Il faut éviter le syndrome du « ça marche mais on ne sait pas pourquoi ça marche » et c’est ce que nous proposons : des algorithmes qui, mêmes complexes, donnent des informations compréhensibles et contextualisées sur le pourquoi des décisions qui sont prises.

Dans l’étude réalisée par Next Content pour Capgemni à l’occasion d’IN BANQUE 2021, on apprend que les Français sont de moins en moins nombreux à estimer qu’une intelligence artificielle pourra à terme remplacer leur conseiller. Comment restaurer la confiance ?
On commence par expliquer, donc. Donner des facteurs de compréhension des scores fournis, surtout s’ils sont contre-intuitifs, comme cela arrive parfois, et c’est là d’ailleurs la force du machine learning que de corriger une fausse intuition. Ensuite on corrige voire élimine les biais humains dans la conception des algorithmes. On parle parfois d’IA éthique, car l’IA a un enjeu de responsabilité. Enfin on sécurise et on contrôle. A titre d’exemple, nous avons des techniques de monitoring qui mesure l’écart entre des séries de données injectées, afin de vérifier que des données aberrantes ou falsifiées n’alimentent pas l’IA.

Peut-on mesurer le niveau d’amélioration par l’IA du travail des conseillers, des commerciaux ?
Il y a déjà un gain important de temps dans le déploiement des modèles de scoring par les data scientists, mais aussi un critère d’adoption par les conseillers bancaires : les modèles sont réellement utilisés par les équipes commerciales car ils sont expliqués et ils peuvent ainsi être même challengés au besoin. Ces équipes identifient aussi des opportunités qui ne l’auraient pas été sinon. Également, nos technologiques réduisent l’attrition client : les conseillers parviennent à proposer une offre un peu différente à un client sur le point de partir, et ainsi à le retenir, voire même à effectuer du cross-sell. Parmi les autres avantages, je citerai également la réduction nombre de clients à appeler en campagne marketing, et l’amélioration de la qualité des données qui autorise de nouvelles interactions, notamment avec des clients que certains commerciaux pouvaient négliger car ils les connaissaient moins.

Quels sont vos perspectives aujourd’hui ?
Notre croissance a été de 30% en 2021. Nous avons structuré un partenariat majeur avec Atos dans le Wealth Management, nous permettant d’avoir un accès à des données d’analyses financières et également d’intégrer la dimension de la finance soutenable : concrètement les conseils apportés aux clients issus des recommandations permises par notre technologie tiennent compte de la réduction de l’impact écologique. Atos nous apporte également une expertise d’intégration. Nous disposons de clients prestigieux parmi les grandes banques, enrichissons notre propre expertise en IA – la capacité de nos modèles d’analyse à extraire de de la donnée pertinente, granulaire, classifiée – mais aussi en gestion de fortune. DreamQuark n’est pas horizontale mais verticalisée, c’est ce qui fait notre force.

Nicolas Méric est intervenu le 24 juin lors d’IN BANQUE 2021 sur le thème « Conseils financiers : assurer la meilleure hybridation entre technologie et humain ». La vidéo du débat est disponible.