Participez à notre enquête Banque et assurance : l’innovation numérique

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Vous travaillez dans la banque, la finance ou l’assurance. Vous êtes responsable ou impliqué dans la stratégie et les projets digitaux de votre entreprise ?

Merci de consacrer 10 minutes à notre enquête sur l’expérience client numérique et les projets digitaux dans la banque et l’assurance.

En échange de votre participation, nous vous remettrons les résultats complets de l’enquête. Vous pourrez également tenter de gagner un appareil photo instantané Instax Square SQ6 ou l’un des chèques cadeaux d’une valeur unitaire de 50 euros. Pour cela, il vous suffira de nous laisser vos coordonnées en fin de questionnaire.

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Cette enquête est réalisée par Next Content pour Quadient, avec le concours d’IN Banque.

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Nous vous garantissons une parfaite confidentialité des données. Aucune donnée individuelle ne figurera dans le rapport. Seuls des indicateurs consolidés seront publiés.

Thierry Moncoutié (ITESOFT) : « Optimiser les processus client grâce à l’automatisation intelligente »

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Thierry Moncoutié - ITESOFT

Thierry Moncoutié
Product Marketing Manager
ITESOFT

IN Banque : Comment analysez-vous la problématique de transformation des processus client des grandes banques ?
Thierry Moncoutié : Confrontées à une concurrence protéiforme, les banques historiques voient arriver de nouveaux entrants depuis quelques années : fintechs et néo-banques, les GAFA, opérateurs télécoms, acteurs de la grande distribution… Afin d’optimiser leurs coûts et d’améliorer l’expérience client, les acteurs traditionnels ont engagé une revue de leurs processus back-office et front-office, qui comportent toujours un grand nombre de tâches manuelles sans valeur ajoutée, d’accès à des applications legacy diverses et de processus plus ou moins normalisés. L’objectif est de rationaliser, d’optimiser et d’automatiser ce qui peut l’être dans une démarche client centric.

Quelles technologies permettent aujourd’hui de les aider dans cette transformation ?
Pour répondre à ces défis, les banques peuvent mettre en œuvre, seules ou combinées, des technologies de BPM (NDLR : Business Processus Management), de RPA (NDLR :Robotic Process Automation) et d’intelligence artificielle ou IA. Quand le BPM va optimiser l’exécution des processus métiers via leur formalisation et leur dématérialisation, la RPA va accomplir des tâches répétitives standardisées, comme copier-coller les mêmes données entre différents applicatifs, alors que l’IA aidera dans l’analyse et le traitement du nombre croissant de courriers et mails clients, identifiant les demandes les plus fréquentes, déterminant leur niveau d’urgence et assistant les conseillers dans leur traitement – sans oublier les chatbots qui facilitent l’entrée en relation et les démarches…

Quels sont les points de vigilance ?
Du côté de la banque de détail, la gestion des paiements, la gestion des comptes, le service client, l’octroi de prêts font partie des processus métiers qui sont optimisés grâce aux technologies d’automatisation. La formalisation précise des processus à optimiser, l’intégration avec les systèmes et outils existants, la protection et la sécurité des données dans le respect des règles de compliance font partie des facteurs clés de succès d’une telle démarche d’automatisation, à une époque où le déploiement rapide de technologies est devenu une priorité pour les directions informatiques tant que pour les directions métiers. J’aurai l’occasion de développer cet aspect lors de mon intervention lors d’IN BANQUE.

Thierry Moncoutié sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 sur le thème de l’automatisation des processus au service de l’expérience client et de l’efficacité opérationnelle.

Voir aussi le livre blanc ITESOFT : « La banque face à sa transformation digitale – De la capture omnicanal d’informations client à l’automatisation des processus »

Benjamin Malka (Personetics) : « La Self-Driving Finance fonctionne déjà bien pour l’épargne automatique »

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Benjamin Malka - Personetics

Benjamin Malka
Sales and Business Development
Personetics

Plus de 50 millions de personnes utilisent actuellement les solutions et services Personetics, qui compte parmi ses clients 4 des 5 plus grandes banques américaines et 4 des 5 plus grandes banques européennes, ainsi que d’autres banques leaders à travers le monde.

IN Banque : Comment Personetics utilise-t-elle l’intelligence artificielle (IA) pour simplifier les décisions financières et guider les clients ?
Benjamin Malka : La fonction première de l’IA est de transformer les données en informations exploitables. En analysant les données associées aux transactions clients, les solutions d’IA de Personetics permettent aux banques de fournir des informations pertinentes et opportunes, ainsi que des conseils et des actions automatisées personnalisées pour chaque client. Ces informations vont de la surveillance intelligente des transactions, qui aide les clients à identifier les anomalies et à éviter ainsi des frais inutiles, jusqu’aux prédictions des flux de trésorerie, qui peuvent aider les clients à contrôler leurs dépenses et à empêcher ainsi les découverts.

En comprenant les tendances autour des flux de trésorerie du client, l’IA peut identifier les opportunités d’amélioration de son bien-être financier en accélérant son taux d’épargne et d’investissement ou en soldant ses dettes excessives.

Vous utilisez le terme « Self Driving Finance » : jusqu’où peut-on aller dans l’automatisation, au-delà de l’aide à la décision ?
Tout comme les voitures autonomes, la Self-Driving Finance correspond à un ensemble de fonctionnalités allant de l’aide à la décision jusqu’à l’automatisation complète. Nous avons déjà des exemples de banques qui proposent des services d’épargne entièrement automatisés. Il ne s’agit pas simplement de transferts automatiques ou de regroupements de transactions, qui existent depuis très longtemps. Il s’agit plutôt d’un programme personnalisé basé sur l’IA, calibré pour chacun, et qui s’ajuste aux fluctuations de trésorerie.

Ainsi, tandis que vous pouvez épargner 300 euros par mois, il est possible que moi je ne puisse en épargner que 200, ou cela pourrait être 30 euros une semaine, et 100 euros l’autre, suivant mes revenus et mes habitudes de dépenses. RBC au Canada, par exemple, propose ce service depuis plus d’un an avec un grand succès. Les clients l’apprécient vraiment et parviennent à épargner des sommes significatives. Je pense que la meilleure indication en est le taux de désinscription : bien que le service suppose une souscription préalable, et qu’il soit possible de se désinscrire à tout moment, seuls 0,02% des clients ont choisi de se désinscrire la première année. Cela montre clairement que les gens ont besoin d’aide pour améliorer leurs comportements financiers, et que si l’IA est suffisamment intelligente, les gens lui feront confiance pour les aider à prendre de meilleures décisions financières.

Quels retours d’expérience en France sur ces technologies ?
Nous travaillons avec de nombreuses banques parmi les plus importantes et innovantes au monde et la France ne fait pas exception. Nous travaillons actuellement avec un certain nombre de banques françaises de premier plan sur différentes initiatives autour de la Self-Driving Finance. Chacune de ces banques cherche à personnaliser ses offres afin de refléter sa personnalité propre et ses objectifs propres, et c’est quelque chose que nos solutions leur permettent de faire – il ne s’agit pas d’une boîte noire. Vous en saurez davantage sur ces initiatives à mesure qu’elles arriveront sur le marché en 2019.

Les participants à la conférence IN BANQUE du 7 février auront l’opportunité d’entendre BGL BNP Paribas eux-mêmes sur leur projet propre.

Quels défis reste-t-il à surmonter pour augmenter la proposition de valeur de l’IA, notamment dans des processus de décision financière complexes ?
Nous pouvons à nouveau utiliser l’exemple des voitures autonomes afin d’illustrer où nous en sommes aujourd’hui. Certaines voitures autonomes sont déjà très performantes dans certaines conditions – par exemple lorsque la destination est connue et les routes clairement identifiées. De même, la Self-Driving Finance fonctionne déjà bien dans des cas précis d’utilisation, comme l’épargne automatique pour des segments spécifiques de la population. Il s’agit donc d’identifier la où elle s’applique suffisamment bien, de sorte que les utilisateurs soient en mesure de lui faire confiance et de l’essayer. Comme pour toute IA, plus les clients l’utilisent, plus elle s’améliore – c’est pourquoi il est si important de proposer aux banques et à leurs clients toute une gamme de fonctionnalités qu’ils pourront expérimenter et étendre avec le temps.

Benjamin Malka sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 sur le thème de la self-driving finance.

Béatrice Collot (HSBC) : « La transparence et l’instantanéité sont les principaux atouts de la blockchain »

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HSBC
© bertrand desprez pour Ressources 2017
Béatrice Collot - HSBC - © bertrand desprez pour Ressources 2017

Béatrice Collot
Directeur Trade Finance et Affacturage
HSBC

IN Banque : Quels sont les axes de recherche et de d’expérimentation du Trade Innovation Lab d’HSBC ?
Béatrice Collot
 : Nous y expérimentons toutes les technologies qui, de près ou de loin, améliorent la manière dont nous fonctionnons, apportent l’information de manière transparente, instantanée, et améliorent les services rendus aux clients. Nous testons plusieurs nouvelles technologies indispensables: la blockchain, l’intelligence artificielle, le big data, les objets connectés, la robotique, les chatbots… Plus d’une dizaine de proofs of concept sont en cours de réalisation, et nous avons déjà mis en place 2 partenariats avec des Fintechs.

Lire la suite sur L’Usine Digitale

Béatrice Collot sera présente le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 sur le thème de l’ouverture, la croissance et la valorisation des services financiers.

Cyril Armange (Finance Innovation) : « La vraie question de l’Open Banking, c’est comment se positionner vis à vis des GAFAM »

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Finance Innovation est un pôle de compétitivité mondial dédié à l’accompagnement et à la croissance des projets innovants dans l’industrie financière française. Il rassemble plus de 500 membres parmi les pouvoirs publics, collectivités territoriales, grands comptes, TPE/PME ou encore fintechs… Entretien avec le Directeur des partenariats et de la Communication de la structure, Cyril Armange, autour des tendances d’innovation numérique dans la banque et l’assurance et notamment de l’Open Banking.


Cyril Armange - Directeur des partenariats et de la Communication

Cyril Armange
Directeur des partenariats et de la Communication
Finance Innovation

IN Banque : Quelles tendances se dégagent dans le monde des fintechs ?
Cyril Armange :
J’en citerai trois : les nouveaux moyens de paiement, les technologies d’automatisation autour de l’intelligence artificielle et de la blockchain, et l’insurtech.

S’agissant de l’intelligence artificielle, on observe nombreux cas d’usage en big data, pour la blockchain on en est plus au stade des POC (NDLR: Proof Of Concept). Mais pour moi le grand dynamisme aujourd’hui c’est l’insurtech : l’assurance va prendre le pas sur les fintechs avec des moteurs comme l’UBI (NDLR : Usage Based Insurance), la lutte contre la fraude, la télémédecine, l’apport d’offres complémentaires et de nouveaux courtiers…

J’ajouterai peut-être à ces trois grandes tendances les regtechs, ces start-up spécialisées autour de la question de la conformité, qui est plus un marché de niche mais la finance est, on le sait, un secteur très réglementé.

Est-ce que la France est particulièrement dynamique dans les nouvelles technologies de la finance ?
Disons que la vague fintech a débuté de manière un peu plus tardive en France, par rapport notamment au Royaume-Uni, mais aujourd’hui la France se présente indubitablement comme un hub européen pour la fintech : il y a structuration d’un écosystème sur la chaîne de la valeur ajoutée, écosystème composé d’incubateurs, accélérateurs, laboratoires, associations et bien sûr de structures comme Finance Innovation. L’Etat, les pouvoirs publics sont présents également pour accompagner le secteur même si la flexibilité est moindre que dans certains autres pays en Europe ou en Asie.

Il y a un grand dynamisme en early stage, avec beaucoup de VC (NDLR: Venture Capitalists ou capitaux-risqueurs) : 10% des investissements tricolores en tech sont dans la fintech, Finance Innovation a enregistré plus de 550 start-up dans le domaine, environ 200 millions d’euros ont été levés au 1er trimestre 2018 contre 300 pour l’ensemble de l’année 2017… Mais c’est un peu l’arbre qui cache la forêt, car le marché présente des fragilités : 72% des postes sont en région parisienne, il y a très peu de femmes, les emplois sont nombreux mais avec un très fort taux de freelance, et surtout nous n’avons pas de licorne française dans le domaine, nos fintechs restent, toutes proportions gardées, de petites tailles.

Quelle est votre vision de l’ouverture des données bancaires à des tiers, permise par la directive DSP2 ?
Je pense que c’est le sens de l’histoire que les banques puissent ouvrir leurs données, les banques ont tout a y gagner. Il y a parfois des réticences mais certains grands réseaux, comme le Crédit Mutuel Arkéa embrassent déjà l’Open Banking. Cela va prendre du temps, mais on entre dans une nouvelle ère, où les fintechs vont pouvoir gagner en légitimité, proposer de nouveaux services mais aussi où les acteurs bancaires traditionnels vont avoir l’occasion d’enrichir les produits, d’assurer une meilleure fidélisation.

La vraie question à mon sens c’est comment le secteur va se positionner vis à vis des GAFAM (NDLR : Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft), qui auront tous les moyens de se positionner comme nouveaux acteurs financiers tout en manipulant déjà de gros volumes de données très structurées. C’est un des éléments de débat pour la conférence IN BANQUE du 7 février.

Quels autre sujets sont importants actuellement pour Finance Innovation
Nous organisons bientôt notre événement FinTech community où, en plus des thèmes que je viens d’évoquer, nous aborderons la loi PACTE qui définit le cadre juridique des levées de fonds en ICO (NDLR : Initial Coin Offering, méthode de levée de fonds fonctionnant via l’émission d’actifs numériques échangeables contre des cryptomonnaies), mais aussi, Finance Innovation étant coordinateur du réseau FrenchTech, la valorisation des écosystèmes régionaux comme par exemple Bordeaux ou Brest.

Finance Innovation est partenaire d’IN BANQUE 2019 qui se tiendra le 7 février 2019.

Cyril Chiche (Lydia) « Les services financiers du quotidien resteront à la base de notre ADN »

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Lydia, start-up lancée en juillet 2013 proposant une solution de paiement mobile, finira l’année 2018 avec 1,7 million d’utilisateurs contre 700 000 début janvier, selon son cofondateur, Cyril Chiche.


Cyril Chiche - Lydia Paribas

Cyril Chiche
CEO
Lydia

IN Banque : Après 5 ans d’existence, quel état des lieux pouvez-vous faire du service ?
Nous avons donc aujourd’hui plus de 100 000 nouveaux utilisateurs chaque mois. Il y a une très belle accélération depuis un an, sans publicité, ni acquisition payante. C’est juste un effet boule de neige, du bouche-à-oreille, de la croissance organique.

C’est aussi grâce à l’évolution des Français au sujet du paiement mobile, ils ont une appétence de plus en plus forte. Même si pour l’instant, ça reste évidemment un moyen de paiement émergent – en terme de proportion dans les échanges – par rapport aux cartes bancaires ou aux espèces. Mais c’est une émergence très dynamique.

Ca correspond aussi à ce qui passe partout ailleurs dans le monde, de la Suède à la Chine en passant par le Kenya. Nous avons démarré en France, mais depuis un an nous sommes aussi présents dans quatre autres pays de l’Union européenne : l’Angleterre, l’Irlande, l’Espagne et le Portugal.

Comment a évolué votre offre ?
Beaucoup, même si la vision initiale est inchangée : une seule interface pour toutes les opérations financières du quotidien. Aujourd’hui, avec Lydia et ses différents outils et services, on peut rembourser en temps réel – c’est notre produit initial et ce qui attire encore souvent les nouveaux utilisateurs, demander de l’argent ou en échanger avec d’autres personnes – le tout en renseignant simplement un numéro de téléphone ou un e-mail. Aujourd’hui, on sait que c’est un enjeu énorme. Mais on a été les premiers à le faire. Et il n’y a pas d’autres solutions à notre échelle sur ce terrain.

Dès le début, on a rajouté la possibilité de payer dans certains magasins et sites web partenaires. Et depuis quelques mois, on peut payer dans tous les magasins, dans toutes les applications et sur tous les sites Web – et même parfois retirer du cash, grâce à la possibilité d’émettre des cartes bancaires virtuelles ou plastique.

Comment travaillez-vous avec les autres acteurs concernés par le système du paiement mobile comme les constructeurs de téléphone et bien sûr les banques ?
Nous avons désormais des accords avec tous les systèmes concernés existant en France, c’est-à-dire Apple Pay et Samsung Pay. Avec votre compte Lydia, vous allez pouvoir payer avec votre mobile dans tous les magasins qui acceptent le sans contact, quel que soit le montant, et ce indépendamment de votre banque. Grâce à la DSP2, vous pouvez aussi depuis peu voir tous vos comptes en banque – et choisir quel compte utiliser pour dépenser de l’argent. Vous pouvez aussi émettre des virements depuis votre compte bancaire vers un compte tiers en passant par notre interface.

Ainsi, Lydia ne se pose pas en concurrent des banques, mais plutôt en interface au dessus des comptes en banque. Vous laissez donc votre argent sur votre compte en banque, mais vous utilisez Lydia comme interface. Cela permet d’avoir l’ensemble des transactions à un seul endroit, avec des fonctions très simples sur l’interface pour rechercher une dépense par exemple.

Aujourd’hui, si vous recherchez une dépense, et pour peu que vous ayez deux ou trois comptes, c’est de la spéléologie ! On se substitue donc à l’interface de votre banque, mais pas sur son rôle transactionnel, ainsi nous ne sommes pas en concurrence. Nous ne voulons pas que vous preniez votre argent pour le mettre chez nous. Nous ne voulons pas non plus que vous fassiez domicilier votre salaire chez nous. Ca concerne plutôt N26, Revolut ou Orange Bank qui sont des néo-banques, et qui veulent concurrencer Société Générale, BNP Paribas Barclays… Mais ce n’est pas notre rôle. J’aurai l’occasion d’y revenir lors de mon intervention dans le cadre d’IN BANQUE 2019.

En février 2018, lors d’une levée de fonds de 13 millions d’euros, CNP Assurances est entré au sein de votre capital. Que vous a apporté ce nouvel actionnaire ?
Nous venons de proposer à tous nos utilisateurs, via Lydia, d’assurer leurs téléphones et autres appareils mobiles. Cela, je peux vous dire en toute franchise que nous ne l’avions pas prévu. Mais nous avons eu l’opportunité de le faire grâce à CNP Assurances qui nous a rapidement proposé de réfléchir à une offre à proposer ensemble. Nous sommes facilement tombés d’accord. D’abord, parce que c’est vraiment cohérent par rapport à notre service. Du coup, ils nous ont permis de co-construire avec eux un produit sur-mesure qui a vraiment l’ADN de Lydia, qui nous ressemble, c’est-à-dire sans les mauvaises surprises habituelles… Il n’y ni carence, ni franchise, ni engagement. Le tout avec un prix très raisonnable par rapport au reste du marché. Ca apporte une bonne disruption et une bonne innovation pour l’utilisateur, c’est une belle opportunité, nous ne pouvions pas refuser.

Comment imaginez-vous l’évolution du service ?
Je souhaite que nous puissions régulièrement ajouter les services que l’on appelle services financiers du quotidien. J’en parlerai en détail lors d’IN BANQUE !

Quels sont vos objectifs de déploiement à l’international ?
Nous envisageons un développement géographique paneuropéen. C’est notre ADN depuis le début. Maintenant, nous faisons avec les moyens, les compétences et les équipes à disposition. Mais on a toujours voulu faire un produit européen. C’est pour ca que dès le début, il a été conçu pour être multi-langues et multi-devises. Il n’y a ni calendrier, ni priorité pour l’instant. Il est aussi possible que nous décidions d’ouvrir d’un coup tous les autres pays de la zone euro – tout est à l’étude. Le marché européen représente déjà 500 millions de personnes et nous n’en avons qu’1,5 million d’utilisateurs… Ce serait vraiment une idée saugrenue que d’aller se disperser beaucoup plus loin.

En plus, nous avons la chance d’être dans un environnement avec une règlementation unique, c’est sûr que ça aide beaucoup. Cela permet d’ouvrir un pays de manière très simple, en s’affranchissant de toute la partie conformité règlementaire locale. Quand on est un service digital, c’est quand même bien pratique. Cela évite d’avoir un produit par pays.

Quelle est votre vision de l’Open Banking pour vous et le secteur, ses bénéfices et ses limites ?
Je crois énormément à l’Open Banking mais pas que – à l’Open Innovation et à l’Open Data aussi. Tout cela permet de créer des services extraordinaires qui rendent la vie des gens infiniment plus simples. Je ne crois pas que qui que ce soit ait un intérêt à lutter contre ça. Et si l’on est réticent, c’est qu’on a une vision court-termiste.

Je n’ai pas besoin de vous dire tout ce que véhicule comme batailles une transaction financière. Nous devrions essayer d’avoir les meilleurs champions européens plutôt que de les brider – pour finalement laisser la voie libre aux énormes acteurs américains et chinois prêts à nous dévorer. Ce serait un calcul très maladroit. En tant que citoyen, la manière dont ces sujets sont traités, corporatiste et étroite, me paraît être le meilleur moyen pour que ça se termine mal. Donc oui à l’Open Banking et au reste.

Il y a quand des limites bien définies : la protection des consommateurs et des données personnelles, la lutte contre la fraude fiscale, le financement du terrorisme, et le blanchiment d’argent. Il ne faut pas transiger là dessus. Nous sommes actuellement dans un environnement très sensible, il faut être particulièrement vigilant.

Cyril Chiche sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 pour partager sa vision de la banque de demain.

[En vidéo] Entretien avec Olivier Gavalda (Crédit Agricole IDF) : L’apport de la technologie en agence et pour le conseiller

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Comment repositionner le conseiller, l’humain dans le cadre d’une offre de services de plus en plus digitale et une relation client de plus en plus automatisée ? Dans quelle mesure, la technologie peut-elle renforcer l’expertise et l’engagement des conseillers au service de l’expérience client ? Quel bilan et quels projets concernant l’évolution des réseaux et les nouveaux formats d’agence ? Quelle vision sur la banque du futur ?

Entretien avec Olivier Gavalda – Directeur Général, Crédit Agricole d’Ile de France, interrogé par Neïla Beyler, Les Echos, lors d’IN BANQUE 2018

[En vidéo] Débat : Déployer un robot conversationnel

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Quels services proposer dans le cadre d’un chatbot, via messagerie ou en vocal ? Arbre de décision et/ou technologies apprenantes : comment arbitrer ? Comment bien le connecter à son centre de relation client ?  Quels enjeux en termes de sécurité, de qualité de service ? Jusqu’où peut-on aller ? Quelles sont encore les limites ? Comment réussir le lancement et accompagner les utilisateurs mais aussi ses équipes dans ces nouveaux usages ?

  • Badri Ahmed – Co-fondateur, Pack’n Drive
  • Marjolaine Grondin – Fondatrice, JAM
  • Marion Mauduit – Responsable Marketing, Société Générale

Débat animé par Stéphane Houin – Directeur des Offres Digitales pour les Services Financiers, CGI, lors d’IN BANQUE 2018

Marieke Flament (Circle) : « L’Internet de l’argent n’existe pas encore »

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Circle propose une application mobile de messagerie permettant d’envoyer de l’argent aussi simplement qu’on envoie un e-mail ou un SMS, mais aussi une plate-forme de trading destinée aux institutions financières et leur permettant de gérer des paiements internationaux en crypto-monnaie. Explications avec Marieke Flament, Directrice Générale pour l’Europe de la start-up fondée en 2013 (Voir également l’entretien en vidéo réalisé lors d’IN BANQUE 2018).


Marieke Flament - Circle

Marieke Flament
Directrice Europe
Circle

IN Banque : Le modèle B2C Circle a évolué depuis les débuts de la start-up. Circle était surtout connue comme une « start-up bitcoin », aujourd’hui vous communiquez avant tout sur le thème du paiement social. Pourquoi cette évolution ?
Marieke Flament : L’idée du micro-paiement est présente depuis le début chez Circle. L’entreprise a été créée en 2013, l’application Circle Pay, destinée aux consommateurs et leur permettant d’effectuer des paiements dans une messagerie, lancée en 2015 aux Etats-Unis, en 2016 en Europe.

L’architecture technologique, basée sur la blockchain, a naturellement conduit les fondateurs à utiliser le bitcoin dans un premier temps, mais nous pensons que le consommateur n’a pas besoin de savoir par quels protocoles techniques le système fonctionne, et par ailleurs peut méconnaître le bitcoin ou en avoir une image négative, aussi Circle Pay permet effectivement aujourd’hui de payer en dollars, en euros, et en livres, mais plus en bitcoins.

circle2Comment concrètement fonctionne un paiement via messagerie instantanée ?
Prenons un exemple : je possède notre application, mais pas vous, néanmoins je vous connais et je dispose de votre numéro de téléphone. Je peux vous envoyer de l’argent par l’application ce qui engendrera un lien que vous pourrez activer soit en téléchargeant vous-même l’application, soit en étant emmené vers notre site Web.

Le processus qui consiste à s’enregistrer et à envoyer ou recevoir de l’argent est conçu pour prendre le moins de temps possible, avec la possibilité de choisir de lier soit sa carte bleue, soit son compte bancaire. Nous sommes très attentifs à l’expérience utilisateur.
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Comment rassurer le consommateur quant à la sécurité du système ?
Nous déployons plusieurs mesures de sécurité et garanties de confiance : code PIN, technologie Touch ID, service client en Français… Créer la confiance est essentiel car nous proposons une nouvelle façon de faire – du moins en France car en Chine ou en Norvège par exemple, l’habitude des paiements par SMS est déjà présente – et devons imposer notre marque. A cette fin nous sommes d’ailleurs vigilants à créer un réseau d’ambassadeurs, notamment en encourageant le parrainage. J’ajoute que les paiements effectués via Circle Pay sont en moyenne inférieurs à 20 euros.

Quel est votre modèle économique ?
Circle Pay est, c’est une force, complètement gratuit dans les 29 pays où l’application existe. Notre plate-forme de trading B2B, où transitent près de 2 milliards de dollars par mois, est l’activité qui engendre pour nous des revenus. S’agissant des consommateurs, l’idée est de prendre du volume sur un marché. Nos utilisateurs – près d’1 million dans le monde – sont en majorité jeunes, puisque 90% ont moins de 35 ans, et nous avons pour projet de proposer à terme à ces consommateurs une suite de produits d’investissements, lesquels nous permettront de créer du revenu en B2C.

Cette technologie peut-elle s’intégrer à Facebook Messenger ou Whatsapp ou d’autres applications tierces ?
Il est vrai que notre vision est d’intégrer un jour Circle Pay dans ce type de plates-formes. Il y a quelques semaines nous avons annoncé la création du projet CENTRE, une fondation externe autour de la blockchain, des portefeuilles électroniques, et de l’open source. Cette fondation a pour ambition de faire avancer les concepts centraux pour nous d’interopérabilité et d’ouverture. Ils constituent l’ADN de Circle qui souhaite réellement initier un écosystème. L’Internet de l’argent n’existe pas encore, nous voulons contribuer à le bâtir.

Quelles sont vos perspectives de développement en France ?
Aujourd’hui Circle comporte 150 collaborateurs, dont environ 70% de techniciens qui travaillent sur nos outils et autour de l’intelligence artificielle. En France, nous n’avons pas encore de bureaux, mais nous y travaillons très activement.

Retrouvez l’entretien vidéo avec Marieke Flament réalisé lors d’IN BANQUE 2018 :


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