Articles par inbanque

[Évènement] Data-IA : le passage à l’échelle dans les services financiers – 27 mars

MICROSOFT_DATA_IA_300x140
Le 27 mars, Microsoft en partenariat avec IN BANQUE vous invite à découvrir comment des banquiers, des assureurs, des Fintechs et Assurtechs, grâce à la donnée et à l’intelligence artificielle, ont déployé des projets innovants pour gagner en compétitivité à long terme. Cette matinée sera aussi l’occasion de partager l’impact de l’Intelligence artificielle sur l’économie avec le regard d’un économiste et de venture-capital.

 

 

Quand ? Mercredi 27 mars 2019 de 8h30 à 14h00

Ou ? Microsoft France, 41, Quai du Président Roosevelt , 92130, Issy-les-Moulineaux

Avec  ? 

  • Philippe Waetcher – Chef économiste chez Ostrum Asset Management
  • Jean-Paul Mazoyer – Directeur Général du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne
  • Nicolas Meric – Fondateur et CEO de DreamQuark
  • Christophe Bourguignat – Fondateur et CEO de Zelros
  • Pierre Blanc – Associé Fondateur du cabinet Athling – Directeur de l’Etude : IA dans la Banque : Emploi et Compétences
  • Anne-Cécile Lugagne – Directrice de la Stratégie Marketing de BNPP Wealth Management

 

In Banque 2019 : les photos

in-banque-2019 picto

Voici une sélection de photos de l’évènement IN BANQUE 2019 du 7 février 2019.

[Livre blanc] La banque face à sa transformation digitale

livre-blanc-itesoft

Les banques intensifient leur transformation digitale. Entre métamorphose du modèle agence et développement de nouveaux services numériques, les chantiers pour améliorer la relation client se multiplient. Au-delà de l’arrivée de nouveaux concurrents 100 % digitaux, la filière doit faire face à un nouveau contexte client.

Contrairement aux acteurs de l’e-commerce, elles font face à des enjeux critiques de gestion des documents, des contrats, des échanges, traditionnellement papiers et maintenant dématérialisés. La criticité de ces documents et la nature des processus qui animent la relation client du secteur complexifient fondamentalement la transformation numérique des acteurs bancaires.

Comment relèvent-ils ces défis ? Pourquoi placent-ils l’optimisation de la relation client au cœur de leur stratégie ? Et quels sont les moyens à leur disposition pour accompagner cette mutation ? Dématérialisation, automatisation, robotisation, contractualisation en ligne, intelligence artificielle…

« De la capture omnicanal d’informations client à l’automatisation des processus » – Un livre blanc ITESOFT qui brosse un portrait de la situation actuelle et des opportunités qui se présentent pour les dirigeants, à travers les témoignages d’acteurs du secteur.

[Étude] Nouveaux services et nouveaux modèles numériques dans la banque – Edition 2019

ETUDE2019_BANDEAU_300x140

logo-nc-newLogo-SAB-Couleur-RVBCGI_100x100

Next content a réalisé pour le compte de SAB et CGI une enquête auprès de 1 009 Français, représentatifs de la population connectée à Internet (suivant les critères d’âge, de sexe et de CSP) sur ordinateur et/ou sur smartphone, tablette. Ils ont été interrogés en ligne en décembre 2018.

Il s’agit de la 4eme édition de cette étude dont les résultats sont présentés chaque année en introduction de la conférence IN BANQUE.

> Télécharger l’étude

> Voir l’infographie

Le sommaire de l’étude

L’attractivité des banques en ligne

  • La banque principale, la part des banques en ligne
  • L’intérêt pour les banques en ligne dans la perspective d’un changement
  • Les facteurs d’attractivité des banques exclusivement sur Internet
  • La possibilité d’être client d’une banque exclusivement accessible depuis une application mobile
  • Les freins à l’utilisation de banques exclusivement sur Internet

La place du smartphone et de l’application mobile dans les usages de banque en ligne

  • Le téléchargement et l’utilisation de l’application mobile
  • La fréquence d’utilisation des services en ligne de la banque principale suivant les écrans
  • Les écrans utilisés suivant les opérations menées par les clients et leurs besoins
  • Les applications mobiles de fintechs : usages et notoriété

L’innovation numérique dans le paiement

  • L’intérêt pour les nouveaux services numériques dans le paiement
  • La notoriété des cryptomonnaies

L’autonomie client selon les opérations financières d’épargne, d’investissement, d’emprunt

Plateformisation, intelligence artificielle… La perception des nouveaux modèles numériques dans les services financiers

  • L’intérêt pour les plateformes numériques bancaires multimarques
  • Les attentes en matière d’enrichissement des plateformes numériques des banques par l’intégration de services tiers
  • Les plateformes de finance collaborative
  • Les services d’agrégation de comptes
  • L’opinion sur les nouveaux services automatisés pour mieux gérer son argent
  • La perception de l’apport des algorithmes en matière de conseil financier, l’évolution depuis 2015
  • Le partage de données sur les dépenses et revenus

Reconnaissance et assistance vocale : la perception et l’intérêt dans la banque et l’assurance

  • Les enceintes intelligentes : intentions d’équipement
  • Les fonctionnalités de reconnaissance et assistance vocale

Télécharger l’étude

(* Champ obligatoire)









J'accepte la politique de confidentialité de ce site

Vérifions que vous n'êtes pas un robot

Clément Francomme (Utocat) : « Volumétrie, coût d’opération et niveau de sécurité sont les points-clés dans le choix d’une blockchain »

0-2
Clément

Clément Francomme
CEO
Utocat

Créée en 2014, la start-up Utocat est un éditeur de logiciels dans le domaine de la blockchain qui réalise 400 000 euros de chiffres d’affaires pour 17 collaborateurs et plus d’une dizaine de clients parmi les grandes banques et grands assureurs. Entretien avec son CEO, Clément Francomme.

IN Banque : Comment les technologies autour de la blockchain permettent d’améliorer la rapidité de certains processus ?
Clément Francomme : Je peux vous citer un exemple, c’est celui de l’investissement non côté : c’est un processus complexe, une fiscalité particulière, qui impose traditionnellement des délais importants liés à la transmission de documents papier et leur certification. Avec la blockchain, nous avons bâti un outil métier, Catalizr, qui est un gestionnaire de titres non côtés permettant la production automatique de documents, de preuves de transmission, et garantissant la fourniture du bon document au bon moment. Cela permet de réduire les délais à quelques jours contre plusieurs semaines, voire plusieurs mois sans la technologie blockchain.

Dans quels cas la blockchain paraît naturellement la plus adaptée ? Et quels sont les points de vigilance lorsqu’on veut se lancer dans un projet de ce type ?
La première question à se poser est effectivement quel est le type de problème que l’on veut résoudre et comment la blockchain peut alors aider. Nous apportons à nos clients une expertise métier et de process qui nous permet de les conseiller sur ces points. Pour moi les deux grands critères pour décider de la pertinence d’une blockchain en fonction du cas d’usage sont la volumétrie attendue et le coût d’opération. Je ne pense pas que la blockchain soit la meilleure solution par exemple dans le cas de très fortes volumétries, et il faut toujours se demander si le niveau de sécurité que l’on souhaite justifie le coût d’une opération, lequel augmente naturellement avec la taille de la blockchain. J’en parlerai davantage lors de mon intervention dans le cadre d’IN Banque le 7 février prochain, où je préciserai tout ceci.

Quel est votre argumentaire vis à vis des clients qui se posent la question de la confiance et de la transparence dans un univers blockchain souvent perçu comme nébuleux ?
D’abord nous abordons les problématiques de nos clients à travers leur ressenti dans l’usage des services : quelles insatisfactions, quels délais ? A partir de là nous les aidons avec les apports de la blockchain. Chez Utocat nous avons développé une technologie, Blockchainiz, qui est un connecteur d’accès à la blockchain, qu’elle soit publique comme Ethereum, ou privée, et qui permet à des clients comme Axa ou encore BNP de se focaliser sur leur métier, à la fois d’opérer des tests dans une logique de co-construction, et de disposer d’un environnement de production. Notre travail consiste à abstraire la technologie d’infrastructure, l’opération des portes-feuilles électroniques, pour que le client se concentre sur ses développements métier, tout en lui permettant de maîtriser la chaîne de valeur technique s’il le souhaite. Après la blockchain à l’avantage d’apporter de la transparence car ses informations sont non falsifiables.

Le bitcoin a déjà 10 ans mais on observe encore peu de projets blockchain en production. Quelle est la raison ?
Le bitcoin est une technologie mature certes, mais avec des limitations technologiques, notamment dans le développement de smart contracts. Et des technologies plus adaptées comme Ethereum ou Hyperledger sont encore récentes. Il y a déjà des domaines où la blockchain se révèle déjà très intéressante, comme le KYC ou la possibilité de transférer des titres d’entreprise non côtés. Sur ce dernier point, la réglementation vient de changer en France, ce qui préfigure sans doute une généralisation à l’échelle de l’Europe, offrant un cadre juridique pour l’utilisation d’une blockchain dans ces cas de figure, avec le niveau de sécurité supérieure qu’elle autorise. Les choses bougent.

Clément Francomme sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 sur le thème Blockchain et crypto-monnaies : les apports à l’expérience client.

Emmanuelle Saudeau (AG2R LA MONDIALE MATMUT) : « Notre programme de transformation digitale représente aujourd’hui une cinquantaine de projets »

Emmanuelle-Saudeau-1
Emmanuelle Saudeau - AG2R La Mondiale

Emmanuelle Saudeau
Membre du Comité de direction Groupe en charge du marketing et du digital Groupe, et de la relation client du périmètre AG2R LA MONDIALE
AG2R LA MONDIALE MATMUT

AG2R LA MONDIALE MATMUT est un groupe de protection sociale en assurance des personnes et de leurs biens. Il compte 18 millions d’assurés, plus de 500 000 entreprises clientes et 16 000 collaborateurs.

IN Banque : Quelle est votre définition de l’Open Insurance et quelles sont vos initiatives dans le domaine ?
Emmanuelle Saudeau : L’enjeu principal quand on parle d’Open Insurance, c’est de devenir une entreprise plate-forme, capable de travailler ouvertement avec ses partenaires et l’ensemble de ses parties prenantes. Les enjeux sous-jacents sont de transformer la relation client à la fois dans notre manière d’interagir mais aussi d’étendre nos propositions de valeur – au-delà de l’assurance seule, pour être un partenaire de longue durée pour nos clients sur des problématiques patrimoniales ou santé.

Lire la suite sur L’Usine Digitale

AG2R LA MONDIALE MATMUT sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 sur le thème de l’ouverture, la croissance et la valorisation des services financiers.

Sébastien Marinot (BNP Paribas) : « L’Open Banking pour enrichir notre proposition de valeur »

0-4
Sébastien Marinot - BNP Paribas

Sébastien Marinot
Innovation & New Business Models Manager
BNP Paribas

IN Banque : Comment s’organise l’innovation au sein du groupe BNP Paribas ?
Sébastien Marinot 
: Dans un environnement en rapide évolution, BNP Paribas observe 4 tendances : de nouveaux comportements de la part des consommateurs, l’adoption de technologies disruptives, l’arrivée de nouveaux concurrents dans les services financiers et la « plateformisation » de l’économie.

Pour répondre à ces tendances, BNP Paribas a initié une stratégie d’open innovation qui implique collaborateurs, clients et l’ensemble des acteurs de l’écosystème : start-ups, grands groupes, acteurs du digital… Cette stratégie vise à enrichir notre proposition de valeur avec de nouveaux services et business models et à diminuer notre time to market.

Lire la suite de l’article sur l’Usine Digitale

Sébastien Marinot sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 pour partager sa vision de la banque de demain.

Catherine Vidal (Banque Casino) : « Le monde de demain sera ouvert et hyperspécialisé »

Catherine Vidal
Catherine Vidal - Banque Casino

Catherine Vidal
Directrice Générale
Banque Casino

IN Banque : Comment se présente la Banque Casino au sein du groupe ?
Catherine Vidal
: La banque, qui a pour mission d’accompagner les clients des enseignes du groupe avec des solutions de paiement, est détenue à 50 % par le groupe Casino et à 50 % par le groupe Crédit Mutuel. Nous proposons une gamme complète de solutions de paiement et de financement 100 % digitale, 100 % dématérialisée. Nous avons plus de 2 millions de clients, environ 70 partenaires e-commerçants comme CDiscount, qui fait partie du groupe Casino, Promovacances, Pierre et Vacances, VideDressing… Et une position de leader – avec 25 % de parts de marché – sur le marché des paiements fractionnés.

Nous n’avons pas vocation à être une banque de dépôts. Notre ambition est d’être la première néobanque des consommateurs en France, avec des offres les plus fidélisantes possibles. Nous voulons être rupturistes, c’est pour cela que l’innovation est au cœur de tous nos investissements.

A l’heure actuelle, vos offres sont plutôt orientées B2B – est-ce que vous pouvez nous en parler ?
Oui, nous travaillons beaucoup en marque blanche, c’est peut-être pour ça qu’on nous connaît assez peu d’ailleurs. Nous nous concentrons surtout sur les cartes de paiement et les paiements fractionnés. Les Français apprécient de pouvoir payer en plusieurs fois un gros achat et ils considèrent que le paiement fractionné est un vrai service – qui souvent d’ailleurs détermine le lieu d’achat. Nous finançons plus d’un milliard d’euros d’achat par an en France en paiement fractionné, et ça croît très vite !

Pour répondre à de nouveaux modes de consommation, nous travaillons aussi sur des offres de location longue durée. Pour CDiscount, nous avons lancé mi-2018 de la location longue durée 100 % en ligne pour environ 1 000 références (téléphonie, gros électroménager…). Nous développerons davantage cette offre en 2019 dans les secteurs pertinents.

Enfin, aujourd’hui, dans les nouveaux modes de consommation, il y a l’omnicanal, et nous sommes très fiers de notre offre. On a d’abord dit que tous les produits et services devaient être dans les magasins. Puis que tout devait être sur le Web. En réalité, on s’aperçoit que tout doit être partout – y compris les offres de paiement et de financement : sur le site Internet du commerçant, sur ses plateformes téléphoniques et sur ses lieux de vente – s’il en a. Cela a l’air évident quand on en parle, mais il n’est pas si facile que cela d’avoir la même offre dans les trois environnements et avec la même facilité d’utilisation.

Et côté B2C, que préparez-vous ?
Avec Lydia, nous venons de lancer en décembre 2018 une offre de prêt instantané. Elle permet à un utilisateur disposant d’un compte vérifié sur Lydia, de souscrire un prêt instantané d’un montant de 100 à 1 000 euros, remboursable en 3 mois. Si l’utilisateur le souhaite, l’argent prêté est disponible sur son compte Lydia seulement quelques secondes après sa souscription. Le montant, l’échéancier du remboursement et le coût de l’emprunt sont affichés avant la souscription du prêt et la réponse est immédiate, sans justificatifs à fournir.
Nous développons aussi des projets sur le front de l’instant payment, mais ce sera plutôt pour fin 2019.

Comment comptez-vous vous servir de l’intelligence artificielle pour protéger davantage vos clients ?
Il se trouve que le client est extrêmement sensible à la fraude à l’usurpation d’identité, plus encore qu’à la fraude au paiement. Et là, l’intelligence artificielle permet de se battre sur plusieurs fronts.

Tout d’abord, certaines technologies permettent d’analyser la signature digitale d’un client et donc de déclencher des scores de probabilités de fraude.

Ensuite, l’analyse des justificatifs, demandés notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent, est de plus en plus fine et les taux de détection de fraude sont de plus en plus élevés.

Enfin, l’analyse de la voix est aussi en train de se développer. Plus les commerçants se protègent contre la fraude sur Internet, plus elle se reporte sur les plateaux téléphoniques – pour modifier un RIB par exemple, ou une adresse postale. Certains algorithmes d’IA sont capables d’analyser l’empreinte digitale d’une voix et de la reconnaître – ce qui permet de reconnaître un fraudeur. Je pourrais en parler davantage lors de mon intervention dans le cadre d’IN Banque le 7 février prochain.

Comment souhaitez-vous travailler avec les néobanques ?
Nous pensons que le monde de demain sera ouvert, encore plus qu’aujourd’hui – d’ailleurs toute la réglementation va dans ce sens. Nous pensons qu’il y aura de multiples acteurs spécialisés. Ils seront chacun les meilleurs dans leurs domaines et ouvriront leurs services, soit en direct, soit via des plates-formes. Nous nous comptons parmi ces spécialistes-là.

Pour nous, les fintechs et les néobanques sont plutôt des partenaires potentiels que des concurrents. Nous ne sommes pas plus concurrentes des néobanques par exemple que nous ne l’étions hier avec les banques généralistes. Elles peuvent être fournisseurs ou partenaires.

Dans le domaine de l’assurtech par exemple, nous travaillons avec Utwin, spécialiste de l’assurance emprunteur. Et dans le domaine de la fraude, nous travaillons essentiellement avec des fintechs, ce sont elles qui proposent tous les systèmes de détection. Ainsi, Pindrop nous fournit une évaluation du risque des appels téléphoniques afin de détecter les fraudes et d’authentifier les appelants.

Catherine Vidal sera présente le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 sur le thème de l’excellence numérique face au défi de la complexité des parcours clients.

Emmanuel Boulade (Revolut) : « L’argent est une ligne de code et ne devrait pas connaître de frontières »

Capture-EB1

La néo-banque Revolut propose un compte avec une carte prépayée pilotable depuis une application mobile. Le point avec Emmanuel Boulade, Responsable Communication France, Suisse & Belgique.


Emmanuel Boulade - Revolut

Emmanuel Boulade
Responsable Communication France, Suisse & Belgique
Revolut

IN Banque : Que propose Revolut aujourd’hui ?
Emmanuel Boulade
: Une de nos forces, c’est le taux de change pour les voyageurs. Nous sommes les seuls à proposer le taux de change interbancaire – celui qui est habituellement réservé aux banques entre elles – actualisé en direct, et sans prélever aucun frais. C’est le cas en semaine, quand les marchés de devises sont ouverts. Pendant le weekend, lorsque les marchés de devises sont fermés, nous appliquons 0,5% de frais sur les principales devises pour nous couvrir d’une éventuelle forte baisse à l’ouverture le lundi matin.

Et qui dit produit axé voyageurs, dit comptes multidevises. Avec votre compte Revolut, vous avez en fait le droit à 25 comptes avec des devises différentes. Vous pouvez faire le change en direct dans l’application. Lorsque vous êtes à l’étranger, la carte détecte automatiquement la devise et va piocher dans le compte local.

Nous proposons également notamment l’envoi d’argent instantané entre utilisateurs, des outils de budgétisation intégrés, des assurances, une plateforme de trading de cryptomonnaies… Nous avons aussi une fonction de partage d’addition qui est très utilisée. Et même, dans notre formule la plus complète, un service de conciergerie qui fonctionne partout dans le monde. Vous pouvez acheter un billet d’avion ou faire une réservation au restaurant par exemple. Il donne également accès aux salons d’aéroport à des tarifs privilégiés.

Quels sont les nouvelles fonctionnalités à l’étude ?
Ce que nous ne proposons pas encore, mais qui devrait arriver assez rapidement, c’est de l’investissement en actions. Nous espérons lancer au premier trimestre 2019 une plateforme de trading sans aucun frais de courtage – c’est là l’un des points de friction les plus importants avec les jeunes générations. De plus, les plates-formes de trading en ligne en France ont des interfaces austères et dépassées. Là, tout sera faisable en quelques clics au sein d’une application fluide et favorisant l’expérience utilisateur. C’est un produit sur lequel nous investissons beaucoup de temps et d’argent parce que il y a bien besoin de dépoussiérer ce secteur.

Nous lancerons également un autre produit d’investissement de type robo-advisor. Il y en a plusieurs au Royaume-Uni, et un peu moins en France. Il s’agit d’investissement en fonction d’un profil de risque définit à l’avance après avoir répondu à quelques questions. A la fin du questionnaire, nous pourrons déterminer le profil de chaque utilisateur, et leur dire par exemple : vous avez un profil offensif donc on va partir sur 70% d’actions et 30% d’obligations, ou alors vous avez un profil plutôt défensif, donc on va s’orienter surtout vers des obligations. Tout cela sera investi sous forme d’ETF avec des frais beaucoup moins élevés.

Nous ne proposons pas encore de découvert ou d’intéressement sur l’épargne, mais nous espérons le faire à terme. Ce n’est pas d’actualité car nous sommes pour le moment un établissement de paiement,et pas encore un établissement de crédit.

A contrario, qu’est-ce-que vous ne proposez pas, voire ne proposerez jamais ?
Nous avons aujourd’hui une offre de crédit mais uniquement disponible au Royaume-Uni. Nous travaillons avec un partenaire qui s’appelle « Lending Works » et qui permet d’emprunter jusqu’à 25 000 pounds, de façon quasi instantanée. Vous faites la demande de crédit, nous vous posons des questions, mais nous vous connaissons aussi grâce à votre historique de transactions sur Revolut. Ainsi, nous sommes capables d’allouer une sorte de credit score qui permet de valider ou non la demande. Si tout est en ordre, ça ne peut prendre que quelques minutes avant que vous ne receviez l’argent.

Avec une licence d’établissement de crédit, pour laquelle nous avons déposé une demande fin 2017 – et dont nous espérons avoir une réponse avant la fin de l’année – nous serons en mesure de proposer nos propres produits : des découverts, du crédit à la consommation etc. En revanche, nous n’avons pas vocation à couvrir l’ensemble de l’offre bancaire. Il ne faut jamais dire jamais, mais a priori, nous ne proposerons pas, ni à court, ni à moyen terme, de crédits immobiliers. Et ce pour une raison très simple. Chez Revolut, nous ne proposons que des produits qui, selon nous, répondent à trois critères : plus simple, moins cher et plus efficace que ce qui existe déjà sur le marché. Sur le crédit immobilier, on parle de montants d’emprunt très élevés, qui demandent beaucoup de vérifications et de paperasse, je ne pense pas que quiconque sur le marché arrive à disrupter et simplifier cette activité.

Les acteurs traditionnels du marché, mais aussi beaucoup de nos concurrents fintechs et néo-banques, se précipitent sur des offres faciles à monnayer, rentables, comme le crédit. Mais, contrairement à certains, nous n’avons pas l’intention de dupliquer toute votre banque sur votre smartphone. Nous voulons vraiment changer les choses en repartant de zéro.

Sur quels outils innovants misez-vous pour accompagner et rassurer vos clients ?
Ce n’est pas le plus évident, mais la première chose que vous voyez quand vous ouvrez un compte chez Revolut, ou chez certains de nos concurrents – en tout cas ceux qui arrivent à bien le faire – c’est l’onboarding. Jusqu’ici, ouvrir un compte en banque prenait trois semaines, et on vous posait toutes les questions possibles et imaginables. Dans le KYC, les banques traditionnelles vous posaient énormément de questions pour pouvoir vous offrir tous leurs produits. Sauf que c’est extrêmement chronophage. Nous avons décidé d’inverser le paradigme. Nous nous sommes dit : de quoi a-t-on besoin au minimum pour ouvrir un compte ? Je détaillerai notre approche lors de mon intervention dans le cadre d’IN BANQUE le 7 février.

Ce qui rassure les clients, c’est toute la notion d’instantanéité. Lorsque vous faites un paiement avec une carte Revolut, vous avez une notification qui apparaît sur votre téléphone avant même que le ticket ne sorte du terminal du commerçant. Pour faire un virement à un ami qui est sur Revolut, c’est instantané. Pour faire un virement vers une banque traditionnelle, il ne met que quelques heures pour arriver. Ce n’est jamais aussi court chez les banques traditionnelles car a priori, nous sommes plus efficaces. De plus, n’étant pas un établissement de crédit, nous n’avons pas le droit de spéculer avec l’argent de nos clients. Donc nous envoyons directement les sommes plutôt que de les garder 24 heures dans le but de les faire fructifier.

Pour rassurer les clients, il y a aussi la possibilité de sécuriser sa carte de manière très poussée. Aujourd’hui, le blocage / déblocage instantané dans l’application commence à se standardiser. Mais il y a trois ans, nous étions parmi les premiers à le faire.

Nous avons lancé il y a trois mois des systèmes que le client ne voit pas, qui font partie de notre petite cuisine interne. Il s’agit d’un outil technologique anti fraude à la carte de paiement et qui utilise le machine learning. Donc, plus il y a de transactions, et plus il devient précis. Il établit un profil très fin de chacun des clients Revolut. C’est outil très efficace nous a permis de diviser par quatre le nombre de fraudes à la carte : là encore je détaillerai le dispositif, et d’autres encore, lors d’IN BANQUE 2019.

Qu’en est-il de votre développement à l’international ?
Revolut a été créé au Royaume Uni. Le siège est à Londres et il le restera – quelle que soit l’issue du Brexit. A l’heure actuelle, nous sommes disponibles dans 31 pays de l’espace économique européen. Nous avons une dizaine de bureaux en Europe. Le siège est à Londres, où nous avons 200 employés, mais le plus gros bureau est à Cracovie où nous avons 300 personnes, et une cinquantaine de nouveaux employés nouveaux chaque mois. Il y a aussi deux gros bureaux à Moscou et à Saint Petersbourg avec beaucoup de développeurs, d’ingénieurs et de designers. A Paris, Barcelone, Berlin, Vilnius… ce sont plus des bureaux de représentation.

Nous pensons que l’argent ne devrait pas connaître de frontières. Notre ADN, c’est d’être mondial et de nous développer partout. En 2018, l’argent est une ligne informatique sur un ordinateur, ou sur un serveur.  Aujourd’hui, nous sommes dans une phase d’expansion très agressive. Fin 2018 / début 2019, nous allons ouvrir des bureaux dans une dizaine de pays sur trois continents : Etats-Unis, Canada, Hong Kong, Singapour, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande… Nous travaillons aussi sur l’Inde, l’Afrique du Sud, le Brésil et l’Argentine. A terme, on veut couvrir le monde entier. C’est notamment pour financer cette expansion que nous avons fait une levée de fonds de 250 millions d’euros en avril 2018. Recruter, cela demande des fonds, tout comme demander des licences bancaires dans chaque pays, car il faut immobiliser des fonds propres pour parer à toute éventualité.

Emmanuel Boulade sera présent le 7 février lors d’IN BANQUE 2019 pour partager sa vision de la banque de demain.