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Entretiens

Thibaut Ravisé (QuickSign) : « En matière de sécurisation de l’identité, l’harmonisation européenne va globalement dans le bon sens »


QuickSign propose une plate-forme SaaS clés-en-main pour l’onboarding client dans les services financiers. Thibaut Ravisé, son co-fondateur, livre ici ses réflexions sur les évolutions réglementaires en cours dans les secteurs financiers et la question de l’identité numérique.

IN BANQUE : L’évolution réglementaire en matière de signature électronique vous paraît-elle aller dans le bon sens, à la fois pour vos clients et pour votre proposition de valeur ?
Thibaut Ravisé : si l’on parle du règlement eIDAS, la v2 a apporté de la clarification, du pragmatisme. Le cadre précédent autorisait un certain nombre de règles différentes selon les pays, avec par exemples des règles plus strictes en France et surtout en Allemagne, mais plus souples dans un pays comme l’Italie. Aller vers encore plus d’harmonisation va réduire les frictions, diminuer les coûts, donc c’est une bonne chose.

Un autre sujet est le e-wallet européen ?
Oui, et en tant que projet d’identité, il est souhaitable. Disposer d’un prolongement numérique de la carte d’identité fait beaucoup de sens. En revanche, se posent les questions de l’usage et du coût du dispositif. L’usage d’abord : l’identité numérique a finalement des applications limitées, surtout liées au domaine régalien, à la relation avec l’État, à la santé bien sûr et à l’entrée en relation en banque, assurance d’autre part. Ce ne sont, s’agissant en tout cas de ces deniers cas, pas des usages si fréquents.  Comment le e-wallet va t-il se déployer ? Comment son utilisation peut-elle être valorisée par rapport au processus impliquant le scan d’une pièce d’identité physique, qui présente une friction dans le parcours client ?

Ce sont des questions qui, in fine, en posent une autre : qui va supporter le coût de e-wallet, de sa maintenance, et de la motivation des consommateurs à l’utiliser ? Si cela est l’État, c’est une chose, mais sinon, je ne vois d’autres alternatives que les banques ce qui impliquerait une logique d’interopérabilité, un peu comme pour le paiement. Je pense que le marché aura raison au final, et dictera dans quelle mesure le e-wallet deviendra une commodité au même titre que la signature électronique.

Le e-wallet permet aussi de stocker des attributs et des clés : que pensez-vous de ces usages ?
Je suis plus réservé : certains attributs n’évoluent pas, comme l’identité, d’autres oui. Au-delà de l’émission des wallets, il y a leur gestion. Tout cela, encore une fois, à des implications sur l’équation économique. Il y a d’autres manières d’atteindre des objectifs de sécurisation des attributs de l’identité en fonction des cas d’usage. Notre rôle en tout cas chez QuickSign est de permettre aux services financiers d’être accompagné au mieux, en fonction de l’offre technologique, s’agissant de l’acquisition de clients. J’aurai l’occasion, lors de mon intervention le 23 juin dans le cadre de l’événement IN BANQUE 2026, de détailler l’ensemble des enjeux de l’onboarding.

Sécuriser l’identité, c’est lutter contre la fraude : à l’ère où la Gen AI est de plus en plus mature, quel équilibre entre ses atouts et ses risques ?
La force de l’IA en général, c’est sa capacité à rassembler en quelques micro-secondes un grand nombre de données disparates et en produire un synthèse crédible. C’est un outil d’accélération particulièrement dans les processus où la possibilité d’aller bien plus loin dans l’automatisation existe – je pense notamment à l’assurance IARD et en particulier l’assurance auto pour lesquels le modèle de distribution avec support humain à la souscription est encore archi-dominant. Mais dans tous les cas, il faut être sûr de l’identité du souscripteur, et c’est là où les technologies d’onboarding jouent un rôle : c’est à ce niveau que l’on peut tout décortiquer pour freiner les usurpations et détecter que l’on a bien affaire à une personne réelle et légitime, et non un fraudeur ou un robot.

QuickSign est partenaire de la conférence IN BANQUE 2026 organisée par Next Content le 23 juin prochain. Thibault Ravisé interviendra sur le sujet « Les évolutions et innovations dans la banque digitale ».

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